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Emmanuel Tiando (à gauche) et son équipe face aux maire et aux préfets

Les maires des 77 Communes du Bénin et les préfets des douze départements ont été conviés à une séance d’évaluation à mi-parcours du processus électoral. Organisée  par la Commission électorale nationale autonome (Céna), cette rencontre d’échange qui s’est tenue à Dassa-Zoumè, le jeudi 18 août 2016, a permis aux participants d’harmoniser leurs points de vue et de prendre des résolutions visant à parfaire le processus pour les élections à venir.

Rendre la Commission électorale nationale autonome (Céna) plus dynamique, crédible et l’inscrire dans le concert des meilleures institutions organisatrices des élections au monde. Tel est la vision de Emmanuel Tindo, président de la Céna et son équipe. Pour l’atteindre, les autorités de cette institution, suite aux différentes rencontres qu’elles ont déjà eues avec les agents électoraux que sont les points focaux et les Coordinateurs d’arrondissements, elles ont estimé que l’implication plus accrue des élus locaux s’avère indispensable. Ainsi, les maires et les préfets sont invités à la présente rencontre d’échanges qui s’est très tôt révélée comme une séance de vérité. Après les mots de bienvenue du maire de Dassa-Zoumè, Nicaise Kotchami Fagnon, et du préfet du département des Collines, Donatien Nonhouégnon, Emanuel Tindo, le président de la Céna, a indiqué le contexte de la cérémonie et les motivations qui l’ont sous-tendue. Il a été question, au cours de la séance, de redéfinir une nouvelle forme de collaboration avec les maires et les préfets afin que chacun joue efficacement le rôle qui est le sein  et d’évoquer les modalités de conservation du matériel électoral qui est en souffrance dans les mairies faute d’un magasin adéquat pouvant favoriser sa sécurisation. Ce constat, pas très reluisant, a été fait par une mission d’inventaire du matériel déployée sur le terrain. Tout en reconnaissant la contribution précieuse des maires dans la réussite des élections passées, le président de la Céna a rappelé leur importance dans l’organisation des élections. «Le code électoral fait de vous les maires et les préfets des partenaires incontournables de la Céna quant à la sécurisation des agents électoraux et le matériel électoral sur le terrain. De ce fait, vous avez une responsabilité dans la bonne organisation des élections », a-t-il souligné. A sa suite, Moïse Bossou, commissaire chargé de la conception et de l’élaboration des documents électoraux a annoncé les chantiers sur les quels les échanges vont porter. Il s’agit entre autres,  d’aborder le rôle et la responsabilité des maires et des préfets  lors de la période pré-électorale, du  dépôt de candidatures, de l’organisation du scrutin et l’après vote.

Les goulots d’étranglement

Prenant la parole, les maires et les préfets ont évoqué pêle-mêle, les difficultés qui les rendent inactifs, pendant l’organisation des élections, aux côtés de membres de la Céna. Elles se résument à l’insuffisance de ressources et d’infrastructures (Panneaux et magasins), au déficit de communication, à l’incohérence dans la coordination sécuritaire du processus électoral. Pour sauter ces verrous et permettre à chacun d’apporter sa contribution, ils ont suggéré que la Céna inscrive sur son budget les tâches à effectuer par  les communes et les préfectures dans le cadre des élections. Cette proposition n’a pas reçu l’assentiment de la Céna qui leur a expliqué les limites de ses prérogatives et ce qu’elle a l’habitude de faire avec les ministères sectoriels impliqués dans l’organisation. Après quelques tiraillements, le président de la Céna, en bon sapeur -pompier, avec des propos apaisants, a ramené la balle à terre pour calmer les ardeurs. D’explication en explication, ils ont fini par trouver le bon bout. Ensemble, ils ont retenu de faire un plaidoyer en direction du gouvernement et des différents  ministères impliqués pour que les compétences nécessaires soient transférées aux communes et aux préfectures pour une meilleure organisation à la base. A la  sortie de la séance, les participants sont satisfaits de la démarche de la Céna, de la qualité des débats. De ce fait, ils ont souhaité qu’une telle rencontre soit organisée périodiquement pour renforcer la collaboration.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)