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alcMalgré ses succès et la dynamique positive imprimée au secteur coton, qui fait la fierté de l’économie béninoise, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), continue d’innover. Jeudi 20 septembre 2018, l’Aic est entré dans une phase de son évolution avec l’entrée en fonction d’un nouveau Secrétaire permanent, en la personne d’Alexis Houangni.

Représentants des producteurs, cadres de l’Aic, parents et amis étaient présents jeudi 20 septembre 2018, à la cérémonie de passation de services entre les Secrétaires permanents entrant et sortant de l’Aic.  Nommé en 2009, Narcisse Djègui, Secrétaire permanent sortant avait reçu pour mission un double contrat : un contrat de confiance et un contrat d’objectif. Il a rempli cette mission.«En me nommant, en décembre 2009, Monsieur le président de l’Aic, vous aviez signé avec moi (…) Le contrat d’objectif, il y est. Pour la production, tout le monde apprécie les nouveaux records de production atteints (…) Le meilleur souvenir que je garde du temps passé ensemble est la période de calvaire. Nous étions restés ici pour garder la maison. Grâce à notre détermination, grâce à la conviction que nous avions que demain sera meilleur, grâce au soutien réciproque, la reprise a été facile et nous voici aujourd’hui à des records historiques… ». Mathieu Adjovi, Président de l’Association interprofessionnelle du coton, a pour sa  part, rappeléune période assez triste de l’histoire de l’institution. « A un moment donné de l’histoire de l’Aic, nous nous sommes retrouvés, le Secrétaire permanent et moi et deux autres personnes, dans un cachot, en pleine chaleur, sans savoir pourquoi nous étions là. C’est après que nous avons su que des gens nous avaient accusés d’être allés nuitamment chercher des cantines de 12 milliards dans les caisses de l’Etat, qu’on s’est partagé à titre de subvention au profit des producteurs », a-t-il déclaré. Avant de demander au Sp  sortant de rester à ses côtés et tenir la main au SP entrant pour qu’après lui, ce soit la croissance, que les records enregistrés sous lui continuent.

 Modernisation de  la culture du coton

 A la suite du président de l’Aic, Eustache Kotingan, président de l’Association nationale des égreneurs du Bénin a rassuré l’ensemble des acteurs de la filière, et prodigué des conseils aux uns autres. «Au Sp sortant, je voudrais demander de ne pas rester loin de nous. Nous avons encore besoin de ses conseils et expériences. Le SP entrant, faut-il le rappeler, n’est pas resté très loin de ce qui se fait dans le système depuis des années. Nous avons par exemple fait le programme de l’intensification du coton ensemble. Cela a été une des raisons de notre succès. Maintenant, vous avez la possibilité de mettre en pratique toutes les théories dont nous bénéficions de vous… » . Alexis Houangni, Secrétaire permanent entrant a, quant à lui, demandé la contribution et la collaboration de tous pour relever les défis qui restent. Au nombre de ces derniers, il y a l’augmentation de la production en relevant la productivité de la culture cotonnière au Bénin de façon à permettre aux acteurs, notamment, les cotonculteurs, de vivre décemment de leur activité. Il s’attèlera également à la modernisation de la culture du coton à travers une mécanisation, voire une motorisation raisonnée de la plupart des activités culturales. Pour lui, il urge aussi de travailler à valoriser en différenciant les fibres et les graines du coton béninois à travers l’amélioration de la qualité des produits.

 Caracoler sur les 800 tonnes

 Pour ce faire, il suggère renforcer les capacités de la recherche cotonnière béninoise de manière à lui donner les moyens  de  répondre efficacement aux besoins de la filière. Egalement, il a indiqué vouloir travailler ensynergie d’actions entre l’Etat et la filière d’une part, et entre les différents acteurs/familles professionnelles d’autres part. « Nul n’ignore l’importance de la production cotonnière pour l’économie de notre pays et surtout les emplois agricoles qu’elle génère. L’attente des résultats attendus de cette filière phare passe nécessairement par une Association interprofessionnelle du coton forte, efficace et efficiente. Cela ne peut se faire qu’à travers son bras opérationnel qu’est le Secrétariat permanent que j’aurai la lourde tâche de diriger. J’en appréhende à sa juste valeur le caractère important et stratégique. » Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, a rappelé que l’Aic est  un conglomérat de cadres. Pour lui, le choix du Secrétaire permanent ne se fait jamais au hasard. On confie ce poste toujours à un homme sachant le faire, sachant construire, un homme proche du système. Le ministre a, ensuite,  demandé à Alexis Houangni, d’avoir la tête froide pour proposer des stratégies, afin de moderniser le système de production et d’introduire la motorisation dans notre système de production. « Cela, pour caracoler sur les 800 tonnes que nous visions et que le coton soit transformé au Bénin pour avoir un « made in Bénin », a ajouté le ministre de l’Agriculture.

 AT