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Delphin Koudandé à présenté les réformes engagées

Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche était, hier jeudi 08 juin 2017, à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions du député Issifou Amadou. Occasion pour Delphin Koudandé d’expliquer les actions d’éclat posées par le gouvernement du Nouveau départ pour le bien-être des populations.

Au menu des débats, les réformes engagées dans le secteur de l’agriculture et leurs impacts sociaux. Des questions qui ont permis au ministre Delphin Koudandé de partager avec les députés les avancées notables obtenues depuis un an dans le cadre de la mise en œuvre des réformes initiées par le pouvoir en place pour véritablement booster le secteur de l’agriculture au Bénin. Dans ses explications, le ministre en charge de l’Agriculture a mis en exergue les performances du gouvernement dans le secteur. Des céréales au coton, en passant par le maïs, les tubercules d’igname et le manioc et même les cultures maraîchères, l’agriculture est au mieux de sa forme au Bénin. Pour défendre cette thèse, Delphin Koudandé a mis en exergue la production de céréales qui est de 1 814 289 tonnes contre 1 643 227 tonnes la campagne dernière, soit un accroissement de 10,41%. Pour ce qui concerne le maïs, il compte à lui seul 1 376 683 tonnes. La production des racines et tubercules à dominance manioc et igname a enregistré quant à elle, un accroissement de 14,14% et est passée de 6 128 288 tonnes en 2015 à 6 994 622 tonnes en 2016. Justifiant la belle performance du gouvernement du Nou-veau départ, Delphin Koudandé a fait observer que la production des cultures maraîchères est passée de 633 862 tonnes en 2015 à 730 728 tonnes en 2016, soit un accroissement de 15,28%. La production de légumineuses est passée de 393 363 tonnes en 2015 à 420 148 tonnes en 2016, soit un accroissement de 6,81% avec une évolution croissante de la production du soja. Pour lui, la production cotonnière a atteint un niveau record jamais atteint de 451 000 tonnes contribuant pour 7 milliards à l’économie. Pour ce qui concerne les cultures d’exportation, il est observé un accroissement de la production du coton, de l’ananas et du cajou. Plus spécifiquement, la production de cajou a atteint 125 728 tonnes contribuant pour 4 milliards de francs Cfa à l’économie alors que l’ananas a atteint 303 887 tonnes et constitue une filière porteuse de beaucoup d’espoir. Ceci, grâce aux réformes initiées par le pouvoir.
 
Odi I. Aïtchédji
(Coll)
 
Le silence inquiétant du député Amadou
Alors qu’il a adressé une question d’actualité au gouvernement sur l’état de l’agriculture au Bénin, le député Issifou Amadou aurait pu pleinement jouer son rôle de contre-pouvoir s’il était allé au bout du processus.
Quel crédit peut-on accorder au député Issifou Amadou qui, dans la dyna-mique de contrôler l’action gouvernementale, a adressé une question d’actualité au gouvernement ? C’est la question que l’on se pose après le passage du ministre en charge de l’Agriculture à l’Assemblée nationale. Lequel passage a été marqué par un exposé des réformes mises en œuvre par le régime du Nouveau départ dans le secteur de l’agriculture. Mais, au lieu que les réponses données par le ministre de l’Agriculture suscitent des réactions de la part de l’initiateur, ce dernier s’est muré dans un mutisme qui amène à se demander sa réelle motivation en adressant cette question d’actualité au gouvernement. Prestataire de l’Onasa, Issifou Amadou cherche-t-il réellement à défendre les personnes qui ont été touchées par les réformes ou vise-t-il d’autres objectifs ? Pendant que la procédure parlementaire prévoit que l’auteur de la question reprenne la parole après la réponse du gouvernement, il s’est illustré par un silence inquiétant.
 
O. I. A.
(Coll)