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patrice-talonAu terme de la mission du Fonds monétaire international au titre de la facilité élargie de crédit le 30 mars 2018, le Fmi et les gouvernants béninois sont parvenus à un accord sur les politiques susceptibles de permettre l’achèvement de la deuxième revue du programme appuyé par la Fec en faveur du Bénin.

Les Services du Fmi ont achèvé leur mission de revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit le 30 mars 2018. Au terme de cette mission, un communiqué a été adressé à notre rédaction par les services du Fmi. Une déclaration qui ne correspond pas forcément à la position du Conseil d’administration du Fmi. Selon ledit communiqué, la mission et les autorités béninoises sont parvenues à un accord sur les politiques susceptibles de permettre l’achèvement de la deuxième revue du programme appuyé par la Fec en faveur du Bénin. Le Conseil d’administration du Fmi a précisé le communiqué, devrait examiner cette revue en juin 2018.La mission a travaillé avec le gouvernement et les partenaires au développement pour évaluer les plans sectoriels pour la santé, l’éducation et l’assainissement de l’eau, conformément au Plan national de développement du Bénin. A cet effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (Fmi) dirigée par Norbert Toé, chef de mission pour le Bénin, a séjourné à Cotonou du 21 mars au 1er avril 2018 pour mener les entretiens sur la deuxième revue de l’accord au titre de la facilité élargie du crédit (Fec). Les entretiens ont porté sur l’évolution économique et financière récente ainsi que sur les mesures nécessaires pour favoriser une croissance inclusive, préserver la viabilité des finances publiques et de la dette, accroître l’efficience des dépenses publiques, ainsi que promouvoir la stabilité et l’inclusion financière. A la fin de cette mission, un accord a été trouvé sur les politiques devant permettre l’achèvement de la deuxième revue du programme appuyé par la Fec en faveur de la République du Bénin par la mission et les autorités béninoises. La revue sera examinée par le Conseil d’administration du Fmi en juin 2018.

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 “L’activité économique en 2017 selon la même source, a continué d’être robuste, soutenue par une production record de coton et la reprise de l’économie nigériane. La croissance économique est estimée à 5,6% en termes réels et l’inflation est devenue positive pour l’année en raison d’une hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers au cours du dernier trimestre. Le déficit du compte courant de la balance des paiements s’est légèrement creusé en 2017, reflétant la hausse des importations des biens suite à l’augmentation des investissements. Les perspectives à moyen terme restent favorables, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre un peu plus de 6% sur la période 2019-22, tirée par une hausse des investissements privés. L’inflation devrait rester inférieure au taux de convergence de l’Uemoa de 3%. La trajectoire d’assainissement budgétaire programmée,précise le communiqué, vise à ramener le déficit budgétaire.

“La mise en œuvre du programme appuyé par la Fec reste globalement satisfaisante. Sur la base des données disponibles, tous les indicateurs de suivi du programme à savoir sur le plan quantitatif et structurel fixés pour fin décembre 2017 ont été respectés. En particulier, la mobilisation des recettes intérieures et les dépenses consacrées aux programmes sociaux prioritaires ont dépassé les objectifs du programme. La mission a exhorté les autorités à intensifier la mobilisation des recettes intérieures dans le cadre d’une stratégie à moyen terme visant à maintenir la forte performance des recettes et continuer à allouer davantage de ressources aux programmes sociaux. Des efforts sont également nécessaires pour renforcer l’évaluation et la hiérarchisation des nouveaux projets d’investissement et, plus généralement, améliorer l’efficacité de l’investissement public.

 O. I. A.

 Communiqué de presse

 Une équipe des services du Fonds monétaire international (Fmi) dirigée par Norbert Toé, chef de mission pour le Bénin, a séjourné à Cotonou du 21 mars au 1er avril 2018 pour mener les entretiens sur la deuxième revue de l’accord au titre de la facilité élargie du crédit (Fec) [1]. Les entretiens ont porté sur l’évolution économique et financière récentes ainsi que sur les mesures nécessaires pour favoriser une croissance inclusive, préserver la viabilité des finances publiques et de la dette, accroître l’efficience des dépenses publiques, ainsi que promouvoir la stabilité et l’inclusion financières.

A la fin de la visite, M. Toé a publié la déclaration ci-après :

La mission et les autorités béninoises sont parvenues à un accord sur les politiques devant permettre l’achèvement de la deuxième revue du programme appuyé par la Fec en faveur de la République du Bénin. Le Conseil d’administration du Fmi devrait examiner cette revue en juin 2018.

L’activité économique en 2017 a continué d’être robuste, soutenue par une production record de coton et la reprise de l’économie nigériane. La croissance économique est estimée à 5,6% en termes réels et l’inflation est devenue positive pour l’année en raison d’une hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers au cours du dernier trimestre. Le déficit du compte courant de la balance des paiements s’est légèrement creusé en 2017, reflétant la hausse des importations des biens suite à l’augmentation des investissements. Les perspectives à moyen terme restent favorables, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre un peu plus de 6% sur la période 2019–22, tirée par une hausse des investissements privés. L’inflation devrait rester inférieure au taux de convergence de l’Uemoa de 3%. La trajectoire d’assainissement budgétaire programmée vise à ramener le déficit budgétaire (y compris les dons) au-dessous du critère de convergence de l’Uemoa de 3% du Pib d’ici 2019.

La mise en œuvre du programme appuyé par la Fec reste globalement satisfaisante. Sur la base des données disponibles, tous les indicateurs de suivi du programme (quantitatifs et structurels) fixés pour fin décembre 2017 ont été respectés. En particulier, la mobilisation des recettes intérieures et les dépenses consacrées aux programmes sociaux prioritaires ont dépassé les objectifs du programme. La mission a exhorté les autorités à intensifier la mobilisation des recettes intérieures dans le cadre d’une stratégie à moyen terme visant à maintenir la forte performance des recettes et continuer à allouer davantage de ressources aux programmes sociaux. Des efforts sont également nécessaires pour renforcer l’évaluation et la hiérarchisation des nouveaux projets d’investissement et, plus généralement, améliorer l’efficacité de l’investissement public.

Pour l’avenir, la mission et les autorités ont convenu de la nécessité de poursuivre les efforts pour renforcer la gouvernance et la transparence et accélérer les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires. La mission a noté les améliorations récentes dans ces domaines et a encouragé le gouvernement à rendre opérationnel le comité interministériel récemment créé en charge de piloter les réformes de l’environnement des affaires.

La mission a travaillé avec le gouvernement et les partenaires au développement tels que les Nations Unies et la Banque mondiale pour évaluer les plans sectoriels pour la santé, l’éducation et l’assainissement de l’eau, conformément au Plan national de développement du Bénin. Elle a initié un exercice de chiffrage des coûts nécessaires pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) dans ces trois secteurs d’ici 2030. Sur la base de cet exercice d’évaluation des coûts au Bénin et dans quelques autres pays à faible revenu d’autres régions du monde, un document de synthèse sur les coûts et le financement nécessaire sera préparé. Il est prévu que ce document de synthèse soit présenté l’automne prochain au cours de l’Assemblée générale des Nations Unies.

La mission a rencontré Messieurs Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances ; Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d’État chargé du plan et du développement ; Alain Komaclo, Directeur national de la Bceao ; Jean-Baptiste Elias, Président de l’autorité nationale de lutte contre la corruption et d’autres hauts fonctionnaires.

La mission remercie les autorités béninoises pour leur coopération et leurs discussions constructives.