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Semaine-culturelleLa 2ème édition de la Semaine culturelle du Bénin en Europe (Scbe) démarre ce jour 26 juillet à Paris. Cet événement dont l’objectif est de valoriser et de promouvoir le patrimoine culturel béninois en terre européenne va se tenir du 26 au 31 juillet dans trois villes européennes, notamment Paris, Gannat et Bruxelles.

C’est au siège de l’Unesco à Paris, avec la conférence sur le patrimoine culinaire du Bénin, que s’ouvre ce jour la 2ème édition de la Semaine culturelle du Bénin en Europe. La diversité de l’art culinaire béninois sera démontée par Valérie Gbaguidi des Saveurs du Bénin avec, entre autres, des mets comme le Dakouin, du Man Tindjan, du wassa wassa, du fonio. Demain mercredi 27 juillet, la danse traditionnelle béninoise et le ballet national seront à l’honneur dans la ville de Gannat en France. Un concert-spectacle se tiendra ensuite le vendredi 29 juillet sur les Champs Élysée au Pau Brazil avec au programme les prestations de Ricos Campos, Alèkpéhanhou, Zeynab, Ramou Laamu, Wood Sound, Kalamoulai, Patrice Toton, le Ballet national et le Groupe Axwadi. Le cap sera enfin mis sur Bruxelles samedi 30 juillet pour une démonstration de danse contemporaine avec Awoulath, suivie d’un spectacle. Ce sont autant d’activités culturelles prévues pour enrichir la 2ème édition de la Semaine culturelle du Bénin en Europe. L’édition de cette année s’annonce tout aussi fabuleuse que la première édition au cours de laquelle le concert de Sagbohan Danialou a drainé un monde impressionnant. L’une des spécificités de cette édition, c’est que l’événement se déroule dans trois villes européennes de deux pays notamment les villes de Gannat et de Paris en France et la ville de Bruxelles en Belgique. Ceci, contrairement à l’année dernière où seule la ville de Paris avait accueilli l’événement. Selon le président du comité d’organisation, Patrick Idohou, directeur de la promotion artistique et culturelle du Bénin, le choix de plusieurs villes se justifie par la vision des autorités béninoises de faire connaître la richesse du patrimoine culturel béninois à beaucoup plus de personnes d’une part  et d’autre part, par l’intérêt et à la forte demande des Européens pour la culture africaine et béninoise.

Un défi à relever

L’organisation de la 2ème édition de la Semaine culturelle du Bénin en Europe a été critiquée par certains acteurs culturels. D’aucuns estiment que l’organisation de cette édition n’est pas assez mûrie puisqu’un événement de cette trempe nécessite une préparation conséquente. Pour ceux-ci, la deuxième édition qui intervient moins d’un an après la première est preuve de précipitation. Pour d’autres encore, le bilan de la première édition n’a pas encore été fait et il est impérieux de mesurer l’impact et les retombées de l’édition précédente avant d’organiser une autre. « L’organisation en Europe, de la Semaine culturelle d’un pays aussi riche que le Bénin, avec un financement conséquent du ministère béninois en charge de la Culture, ne peut pas se faire d’une manière aussi ridicule et réductrice. J’exige quand même un peu de respect pour mon pays le Bénin. Une semaine culturelle du Bénin à Paris doit être un événement, une des rares occasions d’embrasser et de faire connaître notre pays à travers la richesse, la diversité et la densité de son patrimoine culturel. On devait faire un grand buzz et impacter aussi bien la communauté béninoise de France que la communauté internationale », c’est l’avis du développeur culturel Codjovi Tossou, qui a assuré la communication pour le concert de Sagbohan Danialou lors de l’édition précédente. La réussite de la 2ème édition de la Semaine culturelle du Bénin en Europe est alors un défi que le comité d’organisation devra brillamment relever pour ne pas donner raison aux critiques.

Anselme Pascal Aguéhoundé