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Sévérin Adjovi, ex maire de Ouidah
Sévérin Adjovi, ex maire de Ouidah

C’est la première fois qu’il s’exprime après sa destitution. L’ancien maire de Ouidah semble accueillir cet évènement avec un peu de stoïcisme. Au cours d’une interview qu’il a accordé à quelques organes de presse ce mardi 11 juillet, Séverin Adjovi a déploré les conditions dans lesquelles sa destitution a eu lieu. Il réaffirme que le président de la République n’à rien avoir avec cette déchéance.

« Aucun acte politique n’est innocent. Dans cette affaire, des gens ont bien financé sinon comment on peut comprendre qu’une première destitution a été échouée et qu’on annonce une deuxième en moins de 3,4 mois. C’est-à-dire sans aucune raison valable. Je pense que les douze conseillers qui ont constitué une force avaient certainement un appui qui ne se montre pas mais cet appui ne peut être monsieur Talon. Le président Talon a d’autres chats à fouetter. Je ne veux accuser personne. Ceux qui on financé se connaissent ». Ainsi s’expliquait l’ex maire de Ouidah aux professionnels des médias. Séverin Adjovi n’accuse pas le chef de l’État, mais pointe du doigt le préfet de l’Atlantique. Il  estime les conseillers se sont appuyés sur des raisons sans fondements pour agir et  que Jean Claude Codjia a orchestré son départ. « Pour la première destitution, il y a eu beaucoup de chose qui ont été dite, ils ont envoyé des cabinets d’audit, ils n’ont rien vu de sérieux. Aujourd’hui, c’est les mêmes douze qui ont repris le processus, cette fois ci avec l’appui du préfet. On dit que j’ai signé l’accord cadre avec le gouvernement. Le chef de l’Etat avec ses ministres nous ont expliqué ce qu’ils voulaient faire  de nos communes. Je ne sais le conseil qui serait contre cette initiative. Comme les textes l’exigent, j’ai convoqué le conseil communal mais depuis la première tentative de destitution qui a échoué, les douze en question ne viennent plus du tout au conseil communal. Ils ont tout le temps fait la politique de la chaise vide. J’ai été obligé d’écrire à tous les conseillers pour dire que vendredi, moi j’irai signer. J’ai pris le soin de téléphoner au préfet qui m’a donné son accord… Es ce que vous pensé que le fait que je n’ai pas attendu la deuxième réunion peu être un motif de destitution d’un maire. Ce n’était pas la peine que je me batte la deuxième fois, c’est pour ça j’ai laissé tombé ».  La rédaction de Océan fm a joint le préfet de l’Atlantique dans la matinée de ce mercredi 12 juillet qui dit préférer ne pas répondre « du tac au tac ». A noter que l’élection du nouveau maire aura lieu vendredi prochain.

Marcus Koudjènoumè