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Le Lyteb en effervescence

La proviseure du Lycée technique de Bohicon (Lyteb), Sylvie Rolande Gbénou Tokpanou n’est plus en odeur de sainteté avec ses collaborateurs. A travers un sit-in, organisé jeudi 3 novembre 2016, dans l’enceinte dudit lycée. Ces derniers ont manifesté leur indignation face à « la dictature » de la responsable.

Cette manière autocratique de gérer les ressources humaines, administratives et financières est  d’une époque révolue et précipite le centre de formation technique à vocation régional dans le gouffre. Voilà ce pensent les manifestants de la proviseure du Lyteb. Coïncidence heureuse ou malheureuse, lors de ce mouvement d’humeur, une élève est tombée en syncope en plein cours. Transportée à l’infirmerie, elle n’a pas pu bénéficier des premiers soins avant son évacuation au centre de santé communal de Bohicon. Preuve que l’infirmerie ne dispose plus de produits  pouvant prendre en charge les malades. Dans leur motion de protestation lue par Yves Zinsou, Secrétaire départemental de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale de la Cstb (Fesen-Cstb), le collectif des agents du lycée a fustigé les comportements de Sylvie Gbénou, la Proviseure du Lyteb qui confond le centre à son patrimoine privé en prenant des décisions unilatérales. Sous sa gestion, ont-ils souligné, élèves et enseignants  sont soumis quotidiennement à la terreur au point où l’environnement de travail est vicié et n’augure guère un bon rendement à la fin de l’année scolaire en cours. A en croire les protestataires, le lycée végète dans un état d’insalubrité totale avec le délabrement des dortoirs et un manque d’hygiène. A cela s’ajoute le blocage des fiches d’évaluation des agents, le redéploiement anarchique des agents de soutien et de service, l’esclavage des agents de l’internat, le redéploiement anarchique des agents en violation des textes, le décès en cascade dans le rang du personnel (5 morts en 2 ans), achat de véhicule de fonction. Au regard de tous ces dérapages, ils ont exigé la démission de la proviseure, la réparation des préjudices causés, la tenue de l’assise de notation des agents dont les fiches sont bloquées et le paiement des arriérés dus. En réponse aux manifestants, la proviseure, dans un ton conciliant, a promis satisfaire leur plateforme revendicative. Mais plus rien d’autre, malgré nos tentatives pour avoir sa part de vérité. En cas de non-satisfaction de ces revendications, ils menacent de durcir le ton pour mieux se faire entendre. «En tout état de cause, nous agents du collectif des travailleurs du lycée, de Bohicon, donnerons de la voix pour que règne la bonne gestion administrative et financière», ont-ils martelé.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)