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Nobert Fanou Akpo, Coordonnateur national de Close

Les membres du Comité de liaison des organisations sociales de défense des droits de l’enfant (Close) ont présenté le tableau sombre de la situation des enfants au Bénin. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce jeudi 10 novembre au Chant d’oiseau à Cotonou.

La situation des enfants inquiète. Les chiffres, selon les acteurs de la société civile en charge de la question de défense des droits de l’enfant, interpellent. La traite et l’exploitation des enfants sont encore d’actualité sous nos cieux et s’énoncent à un taux de 52.5%. Le mariage des enfants de moins de 15 ans prend des proportions inquiétantes avec un taux de 8.8% contre 31.7% pour la tranche comprise entre 15 et 18 ans. Le mariage forcé est de 11.3% pour les filles ayant un âge inférieur à 15 ans et 47% pour les moins de 18 ans. 4600 cas de grossesse en milieu scolaire ont été enregistrés dont 2000 au niveau des collèges publics, 91.11% d’enfants continuent de subir les châtiments corporels et plus de 80% d’enfants en conflit avec la loi continuent d’être en détention et attendent plusieurs mois avant leur comparution. Le tableau est sombre, les acteurs en charge du droit des enfants ne veulent plus se taire. Au cours de son intervention, hier, le coordonnateur national de Close et Président de l’Ong Enfant solidaire d’Afrique et du monde, Norbert Fanou Ako, a mis le doigt sur ce qui relève d’une faible volonté politique à tous les niveaux de la chaîne. D’abord, sur le plan législatif, le conférencier a insisté sur la non-application par le Bénin des différents textes élaborés en matière de défense des droits de l’enfant. L’exemple le plus illustratif selon lui, c’est le code de l’enfant voté après 10 années de lutte, mais dont on attend toujours les décrets d’application. Au plan d’appui des structures intervenant dans le cadre de la protection des enfants, le tableau, affirme-t-il, est à la limite de l’innommable. A tous ces facteurs, s’ajoute la question de l’état civile qui scelle l’avenir des enfants. Pour les acteurs, il y a urgence.

HA