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Patrice Talon accusé à tort

La mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (Pag) devient de plus en plus concrète. On peut dire sans risque de se tromper que le pays est à nouveau en chantier, notamment,  sur le plan des infrastructures. Malheureusement, malgré cet état de fait, le gouvernement et son chef essuient des critiques violentes, à la limite ordurières et haineuses.

Il n’y a pas de jour où le chef de l’Etat et le gouvernement n’essuient des sarcasmes et des critiques acerbes sur le mode de gouvernance et les résultats qui tarderaient à tomber. La derrière salve nourrie à l’encontre de la  personne du chef de l’Etat par exemple, c’est la réaction de certains détracteurs qui n’ont pas apprécié son clin-d’ œil aux 200 000 personnes qui le suivent sur sa page Facebook. C’est une critique de trop, car dénuée d’à-propos et de jugeote. A moins que, intentionnellement, certaines personnes ont décidé de voir le mal partout, de transformer la critique positive en haine. Sinon, le message du chef de l’Etat, Patrice Talon,  était pourtant simple et dénué de toute connotation politique et politicienne. « Chers amis internautes, C’est avec plaisir que je remarque ce matin que vous êtes désormais plus de 200.000 fans issus du Bénin, des pays d’ Afrique et de plusieurs autres pays du monde à me suivre sur ma page Facebook personnelle. Honoré par cette marque constante d’intérêt et de sympathie, je vous fais cette vidéo pour vous rassurer que je reçois au quotidien et à travers vos remarques, messages et suggestions sur cette page, toute l’énergie positive dont vous me gratifiez. Au plaisir de vous retrouver très prochainement sur un autre réseau social », a-t-il écrit. Ces quelques lignes ne devraient donc pas systématiquement  susciter la polémique ou l’émoi.  Car partout au monde aujourd’hui, c’est à travers les réseaux sociaux que les dirigeants gardent le contact avec les populations. Il faut vivre selon son époque et ses exigences. On ne peut quand même pas, parce  qu’on est dirigeant, s’isoler dans son château ou, comme nous le déplorons tous en Afrique, dans une tour d’ivoire et se couper du monde. C’est le genre de comportement qui crée les dictateurs, et autres forcenés mentaux qui tyrannise les opposants et pillent sans vergogne et autre forme de procès les ressources de leurs pays. Au contraire, les fonctions présidentielle et  ministérielle exigent aux postulants de ne pas être déconnectés de la base.  Plusieurs candidats ont échoué aux élections parce que ne connaissant pas, par exemple, le prix du pain, et des produits de première nécessité. 
 Le mal vient de loin
 C’est vrai qu’en politique on ne peut pas plaire à tout le monde, ou bien faire le bonheur de tous à la fois. Mais, tout le monde a vu que l’actuel chef d’Etat est plutôt effacé et discret. C’est à croire que les détracteurs ont déjà oublié les affiches d’un ex-chef d’Etat qui narguaient tout le monde au coin des rues et aux carrefours. Mais, le style de Patrice Talon est de loin aux antipodes des excès de son prédécesseur.  Il ne s’accapare pas de la Télévision nationale, passant son temps à faire des discours oiseux d’endoctrinement du peuple.  D’ailleurs, ceux qui exigent tout de suite des résultats oublient qu’en politique il n’y a pas de baguette magique. Or, le procès fait à Patrice Talon, c’est d’abord d’être riche et de ne pas avoir créé depuis qu’il est là  assez ou suffisamment d’emplois. On taxe le gouvernement d’opérer des privatisations sauvages, ou de faire des réformes comme les opérations de déguerpissement des lieux publics illégalement  occupés. Mais quand on regarde de près la situation de certaines sociétés d’Etat comme la Sonacop, la Sonapra, la Sbee, et dans une moindre mesure le Cnhu, la Cnss ou le Port de Cotonou, on se demande jusqu’à quand on doit tolérer la mauvaise gestion et les mauvais résultats.
 W.N