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Léhady Soglo triomphe

(La Rb gagne et respire à Cotonou, l’Un en recul)

Dérangée, mais pas battue, cette fois-ci. La Rb a repris le contrôle de Cotonou. Alors que beaucoup croyaient à un nouveau fiasco pour l’alliance Rb-Rp comme aux élections législatives du 26 avril 2015,   les communales et locales d’hier lui ont plutôt permis de rester le maître du jeu à Cotonou. C’est ce que révèlent les résultats sortis des urnes, qui garantissent le fauteuil de l’hôtel de ville à son leader Léhady Soglo, candidat à la succession de son père Nicéphore Soglo.

Deux élections ne se ressemblent pas. C’est la leçon que les électeurs de Cotonou ont donné hier à l’ensemble du pays. Après avoir porté massivement leur choix sur la liste de l’Union fait la Nation lors des législatives du 26 avril 2015, ils ont balancé dans le camp de l’Alliance Rb-Rp pour le compte des communales et locales d’hier. Malgré la pluie qui s’est abattue sur la capitale économique et qui ne devrait pas arranger les affaires de la Rb, les résultats des urnes ont démontré tout le contraire. La nature n’était pas vraiment contre les Soglo, comme beaucoup leurs adversaires s’en donnaient à cœur joie. Après une interminable pluie qui a commencé très tôt le matin, le soleil a fini par son apparition à environ une heure de la fermeture des bureaux de vote. C’était sans doute un bon présage pour Léhady Soglo, qui était apparu furieux, tout comme son papa Nicéphore Soglo. Alors qu’ils étaient sortis pour accomplir leur devoir civique, tous deux ont déploré le fait que la tenue de ces élections coïncide avec la saison pluvieuse. Mais en fin de compte, ils peuvent pousser un ouf de soulagement. La Rb est sortie grand vainqueur de ce scrutin, qui lui a apporté de bonnes nouvelles, contrairement à l’Union fait la Nation. Cette dernière a perdu du terrain.

 Le phénomène Azannaï s’estompe

 Les élections de ce dimanche 28 juin 2015 n’ont pas confirmé ce qu’on pensait de ce bien aimé des populations. Candide Azannaï qui avait eu droit à un large soutien du public, non seulement au cours des élections législatives, mais aussi lors des émeutes de début mai, n’a pas rencontré dans les urnes la même sympathie. Qu’est ce qui a pu se passer ? Les électeurs de Cotonou ont retiré à l’homme une partie de sa confiance. Fort de tout cela, les soutiens autour de sa personne s’amenuisent.

FN