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Issa salifou s’est de nouveau planté

Le feuilleton de ce qu’il convient désormais d’appeler « Affaire Bbcom », s’est enrichi d’un nouvel épisode dimanche 10 septembre 2017 sur les plateaux de Golfe Tv. Le promoteur de Bbcom, le député Issa Salifou, a tenté de justifier la faillite d’une entreprise qui avait mis au chômage ses agents, deux ans avant la décision de l’Arcep.

Après la sortie du député Issa Salifou sur Golfe Tv, dimanche 10 septembre 2017, il n’y a plus de doute sur les tenants et aboutissants de l’Affaire Bbcom. L’entreprise a  fait faillite, et les décisions de l’Arcep ne sont venues que pour confirmer l’évolution descendante de l’entreprise. La première question qui vient à l’esprit, est alors de savoir celui qui a mis les agents de l’entreprise au chômage.  Car, il est tout à fait étrange d’entendre le député déclarer et reconnaître que ses employés sont à la maison depuis 2 ans. Tout le monde peut alors se demander celui qui a mis ces centaines d’agents au chômage.  Ce n’est donc pas le gouvernement qui a affamé les centaines de Béninois travaillant à Bbcom. Il va sans dire, que Saley reconnaît lui-même que les difficultés de Bbcom ne datent pas du régime de la rupture. L’autre volet de l’entretien  du promoteur de Bbcom, c’est de s’attaquer à la légitimé des nouveaux membres de l’autorité de régulation : il se plante totalement. Car,  la Cour constitutionnelle n’a jamais dit que les membres actuels de l’Arcep  sont illégaux. Elle a, certes,  condamné la façon dont les anciens ont été remplacés,  mais n’a jamais demandé de les remettre dans leurs fonctions. En clair, l’Arcep en place,  est bien fondée à agir et ses décisions sont bien valables. Par ailleurs, l’invité de Golf Tv a déclaré  que l’Arcep  a refusé  de recevoir les investisseurs qui ont voulu reprendre Bell Bénin.  Cela n’est pas tout à fait vérifié. Selon les recoupements,  Bell Bénin a été invité à toutes les étapes de la procédure pour apporter ses observations. La procédure de délibération du conseil de régulation a, entre autres,  donné toutes les possibilités et moyens à Bell Bénin pour se défendre et mieux proposer des solutions. Il appartient à Bell Bénin d’identifier les personnes les mieux placées pour répondre à ces invitations. Mieux,  aucune demande formelle ni informelle de quelque actionnaire de Bell Bénin n’a été refusée par l’Arcep. Pourquoi alors ces prétendus actionnaires ne sont pas venus répondre sur l’émission de ce jour et c’est le député  Saley qui clame haut et fort qu’il a vendu Bell Bénin. Le retrait de la licence n’est pas la fin de Bell Bénin. Le retrait de la licence n’est pas une remise de dettes. Au lieu de distraire l’opinion publique, Bell Bénin doit prendre les dispositions pour le règlement des diverses dettes liées à ses activités antérieures. Contre toute attente, le promoteur de Bbcom affirme vouloir accompagner le  régime de Patrice Talon, dont la réussite sera celle de tout le Bénin. Apparemment, l’élu du peuple veut rejoindre la barque du Nouveau départ. Fait-il la cour  au chef de l’Etat ? La question se pose. De toute façon, cela ne devrait pas permettre de revenir sur la sentence de l’Arcep.  Parce que le chef de l’Etat a promis de faire la lutte contre la corruption et l’impunité.

 J-P M.