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yayi-boniEngagé dans un activisme politique, parcourant les quatre coins du pays et faisant feu de tout bois,  l’ancien président de la République Yayi Boni laisse courir la rumeur de sa candidature aux législatives du 28   avril 2019. Une telle aventure révèle sa crainte d’être rattrapé par sa gestion ce fait, il cherche à  se revêtir de l’immunité parlementaire lors de la prochaine législative, soutient le député Rachidi Gbadamassi.

Député de la 8ème circonscription électorale, Rachidi Gbadamassi est revenu sur le dossier Icc-Services. En effet, lors d’une sortie politique ce week-end à Gbégourou, commune de N’dali il s’en est pris à l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni abondamment cité par sachants et témoins devant le Trbunal spécial qui connait du dossier. Coutumier des déclarations fracassantes, il vient de s’illustrer dans le domaine en opinant sur cette affaire qui est actuellement en examen par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Rachidi Gbadamassi rappelle que nul n’est au-dessus de la justice et que chacun doit répondre de ses actes. L’élu du peuple met sur le compte de l’ancien chef de l’Etat le chef de l’accusation de complicité dans ce dossier qui a vu  des milliers de Béninois spoliés. Pour Gbadamassi, il s’agit de l’escroquerie du siècle.  Un crime organisé selon lui, en complicité avec des autorités au plus haut niveau de l’Etat sous le régime Yayi. Au regard des dépositions faites, rien ne devrait empêcher la justice d’écouter l’ancien président de la République, Yayi Boni. Sa déposition devant le tribunal compétent devra apporter plus de lumière pour la manifestation de la vérité, a soutenu Rachidi Gbadamassi.

 Yayi candidat : les objectifs  

 Rien ne se fait sans rien, dit-on. Erreur d’appréciation ou pas, beaucoup d’observateurs soutiennent qu’au regard de  ses agitations politiques à quelques mois des législatives prévues pour le 28 avril 2019, Yayi Boni, qui doit répondre de nombreux scandales dont Icc-services est ainsi à la recherche d’un refuge et veut se présenter aux prochaines députations. Il veut donc se porter candidat pour le compte de l’opposition et une fois élu député, il aura l’immunité parlementaire. Ce bouclier politique suffira sans doute pour échapper à des poursuites si dans le même temps, l’opposition prenait la majorité des sièges au Parlement. Et c’est le second objectif poursuivi par Yayi Boni et d’autres anciens collaborateurs qui veulent l’accompagner dans cette nouvelle aventure. La loi, certes, ne lui interdit pas de se présenter aux élections législatives. C’est d’ailleurs de son droit constitutionnel et démocratique de prendre part à cette compétition. Cependant, tout porte à croire que les prochaines consultations  ressemblent à une très belle occasion à saisir par cet ancien dirigeant béninois pour ne pas répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. De plus, ils sont très nombreux les Béninois en voyant Yayi Boni dans cette posture, lui  qui avait juré la main sur le cœur, qu’après le pouvoir il se mettra au service de l’évangélisation à penser qu’il trahit sa parole. C’est la preuve supplémentaire que la bonne foi qu’il a toujours proclamée n’est que du leurre, même quand il était aux affaires.

 Peuple, c’est le moment d’être vigilant    

 L’ancien chef de l’Etat profite sans doute d’un contexte particulièrement exceptionnel pour s’attirer la sympathie des populations dans certaines régions du pays. Le contexte est marqué par l’amenuisement du panier de la ménagère, la lutte implacable contre la corruption, la fraude, la tricherie et la prévarication, la lutte contre le régionalisme et la politisation de l’administration, tout cela n’étant pas du goût des citoyens indélicats, ceux-ci font le lit aux discours hostiles au Pouvoir, rassurant même les opposants de leur soutien. C’est dans ce contexte que Yayi Boni et ses associés, qui ont perdu toute crédibilité à cause  de leur gestion économique, politique, sociale et administrative, tentent de reprendre du poil de la bête sur le terrain.  Une certaine population moulée  dans des  pratiques mafieuses et ayant pris goût à la facilité et à des privilèges non mérités donne malheureusement un écho favorable à une campagne précoce  émaillée d’intoxications, de calomnies  et de mensonges dirigée contre le régime en place. Du coup, elle n’a plus ni les oreilles, ni les yeux pour appréhender les œuvres de reconstruction en cours depuis l’arrivée du président Patrice Talon. Le peuple doit se montrer vigilant et se mettre débout pour barrer la voie à ceux qui ont dilapidé les fonds publics et qui cherchent aujourd’hui à se mettre à l’abri de poursuites. Au lieu de chercher à manipuler le peuple, à le tromper, ceux qui sont impliqués dans les différents dossiers de corruption doivent se mettre à la disposition de la justice pour la manifestation de la vérité. Ce peuple a  besoin de savoir ce qui s’est passé et de connaître les degrés de responsabilité surtout en ce qui concerne le dossier Icc-Services. Ailleurs des personnages clefs de l’appareil d’Etat ont été inculpés dans des dossiers de malversations et de détournement. Il faut que le Bénin prenne exemple sur ces pays-là, dans la mesure où la lutte contre la corruption engagée par le Président de la République est favorablement  accueillie par des institutions internationales et soutenue par les dirigeants des grandes démocraties. Après le Bénin du renouveau démocratique, le Bénin révélé est en train de faire école dans la sous-région et en Afrique.

 FN