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conseilAu cours du Conseil des ministres d’hier mercredi 11 juillet, le gouvernement a pris des décrets pour l’autorisation de ratification de deux accords de crédit dans le cadre du projet de protection contre l’érosion côtière. Un projet qui préoccupe personnellement le chef de l’Etat, Patrice Talon.  

Le gouvernement s’emploie à apporter une réponse efficace au défi de l’érosion côtière. Pour ce faire, il a autorisé deux accords de crédit. Le premier, d’un montant de 2,585 milliards de FCfa, est obtenu auprès du Fonds nordique de développement (Ndf). Le second, quant à lui, a été signé avec l’Association internationale de développement (Aid). Il porte sur un montant de 16,5 milliards de FCfa, un don de 8,25 milliards de FCfa au titre de droits de tirages spéciaux, puis un autre don de 6,362 milliards de FCfa du Fonds pour l’environnement mondial. Ces crédits sont destinés entre autres à réaliser une étude de faisabilité technique détaillée, une étude d’impact environnemental et sociale pour la stabilisation de la berge sud du fleuve Mono à Gbèkon et réaliser les travaux de dragage, de stabilisation et de re-végétalisation de la berge sud reconstituée. Ils seront également consacrés à assainir puis réhabiliter la piste allant de l’Auberge de Grand-Popo à l’arrondissement central de Avlo-plage. Il s’agira aussi de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire de gestion du Littoral au Bénin, de mettre en place des dispositifs de protection contre l’érosion côtière du segment transfrontalier Hillacondji/Grand-Popo. Avec ces fonds, les différents projets en vue permettront de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, d’assurer une gestion durable et transfrontalière des écosystèmes transfrontaliers du chenal Gbaga et de renforcer la résilience des populations du Littoral béninois aux inondations. En raison de l’importance des crédits pour la mise en œuvre du programme de protection de toute la côte béninoise contre l’érosion, le Conseil a instruit les ministres en charge de ce dossier, d’accomplir les diligences nécessaires pour solliciter de l’Assemblée nationale, l’autorisation de ratification dans de brefs délais.  Le gouvernement prend donc les grandes mesures pour contenir de façon méthodique ce phénomène. La nécessité de se concentrer sur ce défi était vital. En effet, les travaux à l’Est de Cotonou, dans leur première phase exécutée sous l’ancien régime, n’avaient pas été achevés. L’alerte maximale était donnée et si rien n’est fait, la furie des eaux emportera les investissements et les habitations. A son arrivée, le président de la République Patrice Talon a pris le phénomène au sérieux. Depuis un moment, grâce aux efforts inlassables du gouvernement bien à propos, le phénomène a reculé sensiblement au niveau de Cotonou. Après ce premier exploit, le gouvernement se tourne vers le Mono. Il a joué sa partition en autorisant ces deux accords de crédit. Il revient maintenant à l’Assemblée nationale de jouer la sienne afin d’enrayer la menace des eaux dans la zone de Grand-Popo/Hillacondji.

 AT