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imorou-2016
Emmanuel Imorou déçu de ne pas jouer la Can

Elongation à chaque mollet, sciatique de chaque côté puis rupture partielle du tendon d’Achille, Emmanuel Imorou, la saison dernière, a presque plus souvent fréquenté l’infirmerie que les pelouses de Ligue 1. Un enchaînement de blessures qui semble, aujourd’hui, appartenir au passé pour le latéral gauche du club normand. A l’heure de renouer avec le championnat après la trêve internationale, le n°15 du Stade Malherbe a évoqué, entre autres, le déplacement à Montpellier, ses retrouvailles avec Stéphane Sessègnon, son capitaine en sélection béninoise, ainsi que son ancien coéquipier : Dennis Appiah.
Avant la coupure internationale, vous restiez sur trois titularisations consécutives (90′ à chaque fois). Est-ce qu’on peut affirmer, désormais, que vos problèmes physiques se trouvent derrière vous ?
« Pas tout à fait. Pour le moment, ça va. Physiquement, je me sens à 100%. Jusqu’à maintenant, j’ai été plutôt épargné à l’exception de la petite blessure à Lyon (un coup reçu derrière le genou lors de la 2e journée). Après, en sortant d’une saison comme celle que j’ai vécue, je ne considère pas que ce soit acquis. C’est pourquoi, je reste vigilant et je travaille afin de ne pas rechuter ».
En quoi consiste  ce travail spécifique ?
« Déjà, j’ai repris l’entraînement cet été trois semaines avant le reste du groupe. Comme j’avais fini la saison précédente blessé (rupture partielle du tendon d’Achille au début du mois d’avril), il fallait que je bosse au préalable tout seul avec le kiné. Comme pour une blessure en cours de saison, vous ne rejoignez pas tout de suite le groupe à votre retour. Sauf que là, c’était pendant les vacances. Ce n’était pas la période la plus sympa, mais il fallait en passer par là. J’espère en récolter les fruits ».
A l’image de votre ex-coéquipier, Dennis Appiah, vous avez énormément insisté également sur la préparation invisible…
« Même si elle était plutôt bonne, je fais beaucoup plus attention à mon hygiène de vie. Au niveau des étirements, en plus de ceux que je réalise au club, j’en fais aussi chez moi quotidiennement les soirs. Concernant mon alimentation, je bois beaucoup plus d’eau, je ne mange quasiment plus de viande rouge, mais plus de la viande blanche. Je fais aussi toujours autant de bains avec de la cryothérapie quand j’en ressens le besoin ».
Vous n’êtes pas trop orphelin justement de Dennis Appiah, votre ancien compère sur le flanc droit de la défense caennaise ?
« Au-delà du joueur, on s’entendait très bien en dehors des terrains. Avec Damien (Da Silva) et Jo Adéoti, nous formions un groupe de quatre. On était tout le temps ensemble. On nous surnommait Les 4 Fantastiques. Maintenant, il nous en manque un, mais on est très content pour lui. On est toujours en contact. On se parle souvent au téléphone ».
Nous arrivons bientôt au quart du championnat. Quel jugement portez-vous sur le parcours de ce Stade Malherbe cuvée 2016-2017 ?
« On a connu un mois de septembre compliqué. On aurait pu faire mieux même si nous avons déjà affronté deux grosses écuries avec Paris et Lyon. On n’est pas non plus dans une position inconfortable. Depuis deux matches, défensivement, on est en progrès. On n’encaisse plus de but. Ça redonne confiance. On sort également d’une victoire importante (contre Toulouse) pour nous relancer et stopper cette mauvaise spirale. Il va falloir bien négocier le mois à venir pour remonter un peu au classement et prendre un peu d’air ».
Pour la reprise de la Ligue 1, comment envisagez-vous le déplacement à Montpellier ? Un club de La Paillade qui ne s’est plus imposé depuis la première journée (17e avec sept points, 1V-4N-3D)…
« Même si elle a deux absents en défense (Daniel Congré, blessé, et Vitorino Hilton, suspendu), cette équipe possède des joueurs de qualité, notamment offensivement avec (Ryad) Boudebouz qui distribue de bons ballons, (Morgan) Sanson qui apporte une touche technique et avec des attaquants qui vont vite et prennent bien la profondeur. Ils vont tester la solidité de notre défense (le Smc a gardé sa cage inviolée depuis quelques temps, soit la meilleure série en cours en L1) ».
Ce déplacement à La
Mosson doit vous évoquer de bons souvenirs…
« C’était mon meilleur match la saison dernière. Après, je n’en ai pas disputé beaucoup (15). Maintenant, cela ne garantit pas que je ferai un bon match cette année. Mais si je peux rééditer la même performance, ça serait pas mal ».
Cette confrontation face à Montpellier sera l’occasion de recroiser deux de vos coéquipiers en sélection béninoise : Steve Mounié et Stéphane Sessègnon qui vient de signer…
« J’ai été surpris que Stéphane revienne en France. Pour la Ligue 1, c’est une excellente nouvelle, car c’est un top joueur techniquement capable de faire des différences. Je ne sais pas où il en est physiquement, mais quand il sera à 100%, il va faire beaucoup de bien à Montpellier. Si possible, à partir de dimanche (rires) ».
L’élimination des Ecureuils du Bénin de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 (14 janvier – 5 février) ne constitue-t-elle pas un mal pour un bien pour vous ?
« Mon premier sentiment, c’est la déception. Je suis vraiment déçu de louper cet évènement. La Can est une belle compétition que j’ai pu jouer une fois en 2010. Ça reste une très belle expérience. Après, personnellement, sur un plan physique, ce n’est peut-être pas plus mal. Je vais rester focalisé sur le club. Je ne serai pas absent pendant un mois. Je vais essayer de garder une certaine continuité dans mes performances. Si j’arrive à atteindre les 30 matches, ça sera une belle victoire par rapport à la saison passée ».

N.S (Coll)