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Koukou
Djiman koukou prend la défense de Tchomogo

Reçu ce dimanche 4 mars 2018 dans l’émission Mondial Sport de la Radio France internationale (Rfi), le milieu de terrain des Ecureuils, Djiman Koukou, tient au retour à la tête de l’équipe nationale de Oumar Tchomogo, dont le contrat n’a pas été renouvelé. Voici quelques extraits de ses propos…

Non reconduction de Tchomogo

 « Pourquoi est-ce que Oumar Tchomogo n’a pas été reconduit? Sur quel critère le ministère souhaiterait prendre un autre entraîneur? C’est ça que nous « joueurs » ne comprenons pas. Et nous attendons des retours de nos dirigeants pour savoir quelle démarche à suivre […]. Le plus important moi je pense qu’il faut regarder le travail de fond qui se fait avec ce staff pour qu’on ne soit pas surpris… ».

Poursuivre avec Tchomogo

 « Oui bien sûr ! Nous, on se sentait très bien avec lui, c’est quelqu’un de rassembleur, toujours à l’écoute des joueurs, très proche des jeunes également. La désolation peut-être, la non qualification à la Can 2017. On a tout donné, ça n’a pas suffi certes mais le plus important aujourd’hui, il faut regarder le travail de fond qui se fait avec ce staff pour que prochainement on ne soit pas surpris comme l’a été la campagne dernière ».

Un entraîneur étranger attendu ?

 « Nous, on ne comprend pas. Pourquoi un étranger ? S’ils sont en train de réfléchir pour prendre un entraîneur, il n’y a pas de souci. Le problème n’est pas encore alarmant. Mais étranger pourquoi ? C’est parce qu’il (Tchomogo, Ndlr) est local que les résultats ne suivent pas ? Je ne pense pas. Un étranger qui va arriver aujourd’hui, quel est son projet pour nous joueurs d’abord et pour tout le pays entier parce que c’est les joueurs qui sont les vrais acteurs. Quand est-ce que cet entraîneur va arriver, prendra le temps de connaitre les joueurs, de discuter et de mettre en place un travail de fond comme a su le faire Oumar Tchomogo. Est-ce qu’on a le temps pour ça ? Je ne sais pas. Il y a tant de questions que nous, on se pose. Déjà la campagne a été entamée, la première journée face à la Gambie qu’on a gagné, il y a déjà une lueur d’espoir. Dans le groupe, il y a le Togo qu’on va affronter à la prochaine journée, c’est prenable. Moi, je ne comprends pas que ceux qui ont déjà commencé ce travail, on va tout de suite les écarter pour x raison que nous, on ne maitrise pas. Je ne sais pas si on va y arriver comme ça. Qu’est-ce que les dirigeants veulent, on voudrait aussi comprendre, discuter avec eux pour comprendre. Notre logique aujourd’hui, c’est plus la sérénité parce que n’oublions pas qu’on est un petit pays comparé aux autres, le Ghana, la Côte d’Ivoire… La qualif, ça ne s’obtient pas à un seul match près, non. C’est un travail qui se fait des jours, des mois et des années même avant l’échéance. Il faut bien réfléchir avant de prendre une décision, j’ai peur que ça ne bouscule notre dynamique et ça serait très regrettable ».

 Les prochaines démarches

 « Entre joueurs, ainés du groupe, on va essayer de se rencontrer, discuter et analyser les décisions que souhaiteraient prendre nos dirigeants, parler aussi avec Oumar Tchomogo, ses intentions vis-à-vis de nous et de nos dirigeants. Est-ce qu’il va se plier ou si on se battait pour lui, est-ce qu’il sera prêt à nous épauler encore. Le plus important aujourd’hui, c’est de rassembler tout le monde, les cadres qui ont eu à déserter parce qu’ils déplorent certaines choses déjà dans la sélection, l’organisation, tout ce qui a rapport à la bonne réussite d’une rencontre… ».

 Transcription :Corneille Gohonou