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vehicules-occasionAvec la nouvelle mesure prise par l’Etat fédéral du Nigéria portant interdiction par voie terrestre des véhicules, plus d’espoir pour les acteurs de la filière. L’horizon s’assombrit et la psychose grandit dans les cœurs.

Les craintes des acteurs de la filière des véhicules d’occasion se justifient et s’amplifient au fil des mois. En effet, plongé dans l’agonie depuis quelques temps, le secteur traverse aujourd’hui ses pires moments avec son cortège de pilules amères à faire avaler aux acteurs qui en tiraient de gros revenus. Gestionnaires de parcs de regroupement, vendeurs, revendeurs, employés, transitaires, consignataires, tous voient rouge et vivent dans l’angoisse. Dans un pays comme le Bénin où la filière des véhicules d’occasion  constitue un secteur qui emploie une frange de la population, il ne peut en être autrement quand les indicateurs du secteur sont au rouge. Alors que des réformes sont en cours pour ressusciter  un secteur complètement ou presque enterré, on se rend compte que le bout du tunnel n’est pas pour demain. De nombreuses situations ont surgi pour compromettre les chances de relance. Il y a longtemps que le port de Cotonou est abandonné par les acheteurs de véhicules dont le plus grand nombre vient du Nigéria. Le plus gros volume des voitures d’occasion est acheté par des consommateurs en provenance du géant voisin de l’Est. Au fil des années, ils sont de moins en moins nombreux à acheter au Bénin. Cette tendance baissière n’a pas changé jusqu’aux derniers évènements qui ont précipité la filière au creux de la vague. Les effets de la chute du Naïra ont été vite ressentis par les acteurs, surtout les vendeurs, qui ont commencé par fermer et renvoyer leurs employés. Plus grave, l’Etat fédéral du Nigéria vient de prendre la décision portant interdiction des véhicules par voie terrestre sur son territoire. Une nouvelle qui a surpris tout le monde et provoqué un choc dans les têtes. Dans un contexte de mévente générale, de profonde récession et de chômage grandissant, cela a été accueilli avec beaucoup de désolation. Au parlement  nigérian, la décision a suscité un tollé général. Les députés ont d’ailleurs plaidé en faveur de son annulation. Au Bénin, la décision a provoqué une psychose générale en raison des implications qui en découlent. Les quelques sociétés qui continuent de fonctionner envisagent aussi de mettre la clef sous le paillasson. Cela fera plusieurs emplois à supprimer. Les employés craignent que leur misère s’accentue, mais ne savent pas à quoi s’en tenir. Cette décision de l’Etat fédéral vient enfoncer le clou. On estime que cette décision est prise parce que les deux pays n’ont pas pu  régler de façon satisfaite, les problèmes qu’ils avaient dans le cadre de leur coopération.

A.T.