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Eugène Azatassou, le coordonnateur national des Fcbe
Le coordonnateurEugène Azatassou et les siens seront sanctionnés

La décision du gouvernement du président Yayi Boni de fermer les carrières d’exploitation du sable marin à Cotonou, a des conséquences graves au triple plan, économique, social et environnemental. La colère de la chaîne de personnes qui interviennent dans cette activité est grande. Cette chaîne entend exprimer son mécontentement en sanctionnant la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Le nombre de députés que la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) envisage de disposer dans les 15ème et 16ème circonscriptions électorales sera-t-il réalisé? Les fanatiques du régime du président Yayi Boni répondront oui. Ils développeront des arguments basés sur les réalisations socio-économiques, la supposée gratuité de l’enseignement et de la césarienne, sans occulter l’octroi de micro-crédits aux plus pauvres qui s’effectue sans. Ce n’est d’ailleurs pas un mérite particulier si un président au pouvoir mène des actions au profit de ses compatriotes. Maga reste le président qui a réellement battu les records dans ce sens, sans oublier les président Soglo et Kérékou. Pour les spécialistes des élections, la réponse à la même question est négative lorsqu’on tient compte des sentiments des mandants à la veille des élections. C’est la raison pour laquelle, les côtes de popularité des candidats sont réexaminées à la veille de chaque élection. Pour le cas d’espèce, les électeurs de Cotonou ne sont pas contents de la décision du président Yayi Boni, qui a consisté à leur couper l’herbe sous le pied.

 Le revers de la médaille

 Le président de la République manie un couteau à double tranchant. Sa décision qui visait apparemment à sevrer ses opposants de la manne que génère l’activité d’exploitation de carrière de sable semble se retourner contre lui. En réalité, en dehors des premières personnes concernées que sont les camionneurs qui souffrent le martyr pour se tirer d’affaire aujourd’hui, il y a les propriétaires de camion qui souffrent dans leur peau. Les entrepreneurs des travaux publics ressentent aussi gravement les conséquences d’une telle décision. Pour les conseillers techniques de Yayi, tout ce beau monde tire grand profit de l’activité d’exploitation de sable. D’où la recommandation d’en découvre avec eux, en fermant lesdites carrières. La ruée vers Pahou dans la commune de Ouidah a provoqué un désastre environnemental en violation des dispositions de la loi cadre sur l’environnement. Sur un autre plan, cette décision a poignardé l’économie locale qui, dans le contexte de la décentralisation, est un facteur qui booste l’épanouissement communale et nationale. C’est dire que l’administration municipale de Cotonou ne se réjouit pas d’une telle décision. Il en est de même pour les petits commerçants de « Pure water », de cacahouètes, de gari (farine de manioc), de galettes, de l’eau citronnée ou au saccharose… Bref, tous ces petits commerçants sont devenus des victimes collatérales de la décision de fermeture des carrières de sable à Cotonou. Impuissants devant un pouvoir trop fort, ils promettent sanctionner la liste des Fcbe, dans les deux circonscriptions électorales de Cotonou aux prochaines législatives. Yayi Boni qui rêve d’une majorité écrasante en aurait appris à ses dépens si les menaces se traduisaient en actes.

 J-C K