Spread the love
DOGNON-690x381
Les circonstances du décès de Clément Dognon restent complexes

Le chef Bureau régional Borgou-Alibori du groupe de presse « Le Matinal », Clément Dognon, a été victime d’une fusillade dans la nuit 08 au 09 décembre 2015. Transporté d’urgence dans une clinique où il a reçu les premiers soins, puis au Centre hospitalier départemental universitaire (Chd-U) de Parakou, il décède en l’absence du médecin de garde.

Le Chef bureau régional Borgou-Alibori du groupe de presse «Le Matinal» n’est pas mort simplement parce qu’il a reçu des balles de personnes malintentionnées. Il en est succombé du fait d’une assistance adéquate à l’hôpital de référence. En effet, la victime a été admise dans l’enceinte de l’hôpital aux environs de 3 heures du matin. Seuls étaient au service des urgences, les stagiaires communément appelés « internes ». D’après les recoupements obtenus auprès du corps médical, l’administration du Chd-U programme les tours de permanence des médecins spécialistes. Alors, de deux choses l’une. Soit, le chef du service de la chirurgie n’a pas programmé un médecin cette nuit là. Soit, il s’est acquitté de son devoir et, le médecin n’a pas passé la nuit au service. La troisième éventualité suggère qu’il peut y avoir eu une entente entre le médecin de garde et son chef-service qui lui a accordé une autorisation d’absence. Dans cette hypothèse, la responsabilité revient au chef-service qui n’a plus pris des mesures pour suppléer l’absence du permissionnaire. Dans tous les cas, le patient admis au centre hospitalier n’a pas pu bénéficier de soins adéquats avant de rendre l’âme. Toujours selon les mêmes sources hospitalières, à l’arrivée de la victime, les internes ont insisté sur les appels en direction de la personne supposée être de garde. Mais, ce dernier n’a pas cru devoir répondre. Alors, les internes ont changé de direction en appelant le doyen de la faculté de médecine de l’université de Parakou. C’est ce dernier qui a fait appel au médecin spécialiste qui a fini par répondre et s’amener à l’hôpital.
Médecin après la mort
Le médecin à qui le doyen de la faculté de médecine a fait appel a fini par se pointer au Chd-U. Mais, il n’était plus possible de récupérer Clément Dognon. Celui-ci a rejoint l’eau-de-là du fait d’une absence au poste du médecin de permanence. Ce faisant, cet homme a trahi le serment qu’il a prêté, lequel consiste à sauver des vies humaines. Il a délibérément fait preuve de l’inconscience professionnelle. Il est évident que Clément Dognon ne doit pas être sa première victime. Il ne doit non plus être la dernière, si des mesures hardies ne sont pas prises à son encontre. Le groupe de presse « Le Matinal » et la famille du disparu gardent un mauvais souvenir de cette date du 9 décembre 2015, où Clément Dognon a été arraché à leurs affections. La justice quant à elle devra se saisir du dossier pour sanctionner de tels actes, aussi répréhensibles que criminels afin de contribuer à restaurer la conscience professionnelle dans les milieux de travail qui impactent la vie humaine. Les pratiques peu orthodoxes qui ont gagné beaucoup de milieux professionnels ne doivent plus continuer d’avoir droit de cité au Bénin. En effet, lorsqu’on reçoit des balles d’une arme de fabrication artisanale dans l’abdomen, la vie n’est pas systématiquement exposée. A titre d’exemple, un agent de sécurité d’une société spécialisée dans les jeux de hasard a fait la mauvaise expérience et n’en est pas décédé.  La scène s’était produite au rond-point dénommé « carrefour de l’aviation » à Parakou, non loin du Lycée Mathieu Bouké. L’agent de sécurité, un vendredi soir, alors qu’il allait au service, avait reçu des balles qui ont transpercé son ventre. Transporté à l’hôpital de référence du Chd-U de Parakou, il y est resté sans soin jusqu’au lundi. Puisque les organes remplissant les fonctions urgentes de la vie n’étaient pas atteints, la victime a pu tenir, sans soins, pendant près de 96 heures. Il a fallu attendre le lundi suivant, pour que les spécialistes s’occupent de sa santé. Il en est sorti guéri, non pas parce que Dieu était avec lui, mais parce qu’il n’était pas totalement anémié. Pour le cas de Clément Dognon, une heure de non assistance a suffi pour changer le cours de son destin. Il a beaucoup saigné après son admission au service d’urgence de l’hôpital. Les agents encore en formation dénommés « internes », au regard de la gravité de la situation et tenant compte du statut de ce patient qui est un journaliste, ont vainement tenté de joindre le chirurgien urgentiste qui n’a pas cru devoir répondre. Clément qui était toujours conscient, plus d’une heure après le drame, a demandé aux internes de tout laisser tomber. Inexorablement, il sentait déjà venir le moment de la séparation de l’âme de son corps.
Jean-Claude Kouagou
Hommages sur les réseaux sociaux
Facebook
Soulémane Ashanti : Un grand merci à Mme le Préfet du Borgou Alibori, à toutes ces autorités adminsitratives et surtout aux journalistes de Parakou et d’ailleurs qui se sont mobilisés pour les obsèques de celui qui fut pour moi, d’abord un collègue, puis un ami, et finalement un confident. Maintenant que tu es au Paradis, Clément Dognon, puisse le Tout Puissant, le Gracieux, le Miséricordieux, Maitre du Jour du Jugement, veiller sur ta fille, protéger la famille Dognon et accorder Son Pardon à ces égarés qui ont attenté à une vie ou qui n’ont rien fait pour la sauver afin que ces derniers retrouvent très tôt le droit chemin, le chemin du bienfait.
Whatsapp
Hommes des médias
François Yovo : Que Dieu ait pitié des âmes perdues des minables qui ont pu faire ça.
Entre confrères
97474108 : Toutes mes condoléances au groupe de presse Le Matinal
97682508 : Que son âme repose en paix.
Boulevards des Infos
+229 97 81 91 37 : Adieu cher confrère et que la terre te soit légère, Clément!
+229 97 87 05 68 : Incroyable mais vrai. Notre confrère, Clément Dognon n’est plus. L’information est bien confirmée. Le chef du bureau régional du Groupe de Presse Le Matinal est mort ce matin. Je viens de joindre sa sœur. Clément Dognon est mort ce matin vers 4h. Les voleurs ont eu raison de lui.
+229 97 81 91 37 : Les vives condoléances à sa famille ainsi qu’à tous ceux qui l’ont côtoyé.
 
Christophe Agbodji: RIP Clément Dognon.  La dernière fois qu’on s’est vu remonte au mois de janvier où on a passé la nuit ensemble à réfléchir à comment gérer la communication de l’élection manquée de la branche politique du Forum national pour la relève.
+229 61 34 00 49 : RIP Clément Dognon…houn. Quel sort funeste!…Combattre pour la lumière et finir sous les obscures balles de sombres malfrats.
+229 61 34 00 49 : J’ai connu Clément pendant que j’étais secrétaire général adjoint du RJSB et par le biais du grand René José Sagbo. La dernière fois qu’on s’est revu, ce fut à l’occasion d’un débat matinal que présentait Rachidath Houssou sur Océan Fm.
Armand Dannou : « …De sombres malfrats » oui Racine. Bien dommage. Celui à qui j’ai une pensée après l’annonce de cette triste nouvelle, est bien sûr Jean-Claude KOUAGOU qui a, pendant des années, collaboré avec Clément. Un coup vraiment dur pour lui … Pour ses nouvelles fonctions à la direction générale du quotidien Le Matinal à Cotonou, Jean-Claude Kouagou a passé la main à Clément Dognon qui devenait Directeur Régional Borgou-Alibori. Beaucoup de courage à toi mon Red-Chef JCK et à tous mes confrères du Groupe de presse Le Matinal…
+229 61 34 00 49 : Bien sûr Armand. Quand les mots ne suffisent plus, il y a le silence. Silence de nos prières, silence de nos contritions, silence pour la miséricorde sur nous et la paix à son âme.
Brieux Nouréni : Bonjour la famille ! C’est avec amertume et consternation que j’ai appris ce matin la nouvelle de l’assassinat de notre confrère Clément Dognon. Que la vie est injuste ! Il a fait quoi pour mériter ça. Je présente mes condoléances à toute sa famille,  à toute la rédaction du journal le Matinal et toute la presse béninoise.
Par ailleurs, je dénonce les raisons avancées pour justifier ce crime crapuleux. Quelle enquête a été faite d’hier à aujourd’hui pour qu’on puisse  parler de vol? On veut lui voler quoi? Simple journaliste de mon pays!!!Il faut une enquête pour élucider cette affaire. Pour le moment moi je retiens la thèse d’attaque ciblée. C’est bien-sûr un journaliste qui a été attaqué. Réclamons aussi un deuil national pour lui. Cet événement  n’est pas loin de ceux de Paris. Comme nous savons le faire pour les autres,  pleurons  aussi nos morts. « 
Je suis Clément Dognon »