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coalition-ruptureLa rupture a pris corps par un large consensus établi hier grâce à la signature d’un mémorandum par la coalition éponyme. Ce faisant, Patrice Talon qui en est le dépositaire, rassure les plus sceptiques, s’il en était besoin sur sa disposition à gouverner dans la paix et à conduire le Bénin sur la rampe du développement.

«Je n’ai plus de blessures, d’autant que je tire beaucoup de satisfactions de l’apaisement du climat sociopolitique…Peu importent les efforts, les souffrances et les sacrifices qui ont été consentis et qui sont déjà oubliés. Je suis désormais un homme heureux et fier de son pays…J’ai pardonné et j’aspire maintenant à la réconciliation effective et à la concorde». Depuis Paris, en octobre dernier, telle est la substance de la réponse servie par Patrice Talon à ses intervieweurs qui le questionnaient sur son état d’esprit suite aux affaires (vidées depuis par la justice) montées de toutes pièces contre sa personne. Cette disposition d’esprit, Patrice Talon la démontre une fois encore en acceptant les termes du mémorandum d’accord signé par la Coalition de la rupture, hier à Cotonou. Accord qui entérine l’union sacrée autour du chantre du Nouveau départ qui s’auréole d’une dynamique de rassemblement des forces vives du pays. Ce faisant, Patrice Talon s’inscrit dans la même lignée que Nelson Mandela, l’icône qui a su trouver les ressources pour pardonner à ses bourreaux après 27 ans de bagne voire gouverner avec eux. Mandela est du reste le personnage historique préféré de Patrice Talon, et cela ne s’invente pas. Puisant dans ses propres ressources et s’inspirant de Madiba, il amorce ainsi le préambule de son quinquennat en vue sous le signe de la cohésion sociale, la paix et l’unité nationale.

Grandeur d’âme

Réputé pour faire des œuvres sociales sur lesquelles il ne veut guère s’étendre ni faire de la publicité associée à son nom, lui le grand mécène entre autres d’une importante Ong Internationale pour ses réalisations sociales au Bénin, Patrice Talon déclarait au cours de la même interview citée plus haut ceci : «Je ne soumettrai jamais mon pays au paiement d’une condamnation financière punitive. J’en ai fait la preuve par le passé en renonçant à plus de 4 milliards de F CFA de dommages et intérêts accordés par la justice béninoise en ma faveur ». Joignant le geste à la parole, preuve qu’il est un grand seigneur, en toute modestie caractéristique de sa personne, il a également accepté la clause relative à sa renonciation, chose qu’il intégrait parfaitement de toute façon, de l’exécution de la condamnation financière de l’Etat béninois de l’ordre de 129 milliards suite à la sentence arbitrale d’une instance judiciaire africaine. Homme de parole ou pas homme de parole, les indices qu’il honorera ses engagements de campagnes sont là !

 A. T.