Spread the love
Mohammed-Atao-Hinnouho
Mohamed Hinnouho risque gros

Il n’y a plus de doute ! Mohamed Hinnouho n’a jamais été bastonné ou brutalisé par les fonctionnaires de la Police républicaine contrairement à ce qu’il a distillé dans l’opinion pour échapper à la justice. En effet, après la sortie du Procureur de la République, Gilbert Togbonon, pour donner la situation médicale du député cerveau de l’affaire « faux médicaments », le communiqué du secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale vient définitivement conforter la sortie du Procureur. A en croire ce communiqué, dès que le président de l’Assemblée nationale, Adrien  Houngbédji, a appris que des violences auraient été exercées sur le député Mohamed Atao Hinnouho, il a instruit le médecin de l’Assemblée nationale pour s’enquérir de son état de santé. Dès son retour, Sèmiyou Latoundji a confirmé au président de l’Assemblée nationale que la situation sanitaire du député est satisfaisante. En outre, les bilans cliniques, radiologiques et cardiologiques réalisés n’ont révélé aucun traumatisme externe ni interne. Faut-il le rappeler, selon le rapport de l’examen physique du docteur Pamphile Assouto présenté à la presse par le Procureur, Mohamed Hinnouho n’a pas de blessures, ni d’œdèmes, encore moins de contusion des parties molles. De plus, le scanner qui lui  a été fait ne révèle aucune lésion physique des tissus. Donc, il en ressort qu’il n’a jamais été battu ni brutalisé. Face à ces deux sorties des autorités pour apporter des démentis formels aux propos du député, il urge que les polémiques cessent. La justice ferait mieux de s’autosaisir de cette affaire, car en plus des charges qui pèsent contre  Mohamed Hinnouho, il vient de violer l’article 373 du Code pénal qui interdit toute diffamation et déclarations calomnieuses.

 AT

Nourénou Atchadé invite le gouvernement à s’expliquer

Le député Nourénou Atchadé s’invite dans le débat sur la supposée bastonnade de son collègue Mohamed Hinnouho. A travers une question d’actualité en date du 2 mai 2018, il pose 7 questions au gouvernement pour faire la lumière sur le sujet. Lire la question d’actualité.

 Question d’actualité

 Objet : Tentative d’arrestation du député Mohamed Taofick Hinnouho

Le vendredi 27 avril 2018, dans la matinée, le député Atao Mohamed Hinnouho se serait rendu de lui-même dans le premier cabinet du juge d’instruction du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Dans la soirée de ce même vendredi et sur demande du juge d’instruction, le député Atao serait allé au tribunal répondre au rendez-vous du juge des libertés et de la détention. Dans le couloir menant au bureau du juge, le député aurait fait l’objet de tentative d’arrestation par les éléments de la Police judiciaire qui, dans leurs manœuvres l’auraient tabassé et molesté ainsi que son avocat.

Conformément aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, j’invite le gouvernement à apporter des éléments de réponses aux questions ci-après :

1- La Police républicaine a-t-elle tenté d’arrêter l’honorable Atao Mohamed Hinnouho dans les locaux du Tribunal de première instance de Cotonou ?

2- Existe-t-il encore de nos jours au Bénin les pratiques de sévices corporels dans la Police républicaine?

3- L’honorable Atao et son avocat ont-ils été molestés et tabassés ?

4- Si non pour quelles raisons le procureur de la République a-t-il sollicité les services du Samu pour référer d’urgence l’honorable Atao au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu Hkm) ?

5- Pourquoi malgré le « professionnalisme » de notre Police, elle a choisi le tribunal pour arrêter quelqu’un qui est déjà dans la main de la justice ?

6- Un policier se serait introduit dans le bureau du juge pour emmener de force le député Atao : Quelles mesures le gouvernement prend-il pour décourager ce comportement indigne d’une démocratie citée comme référence en Afrique.

7- Le procureur de la République a-t-il requis les dispositions réglementaires avant la divulgation à la presse des données personnelles et sanitaires du citoyen Atao Hinnouho ? Si oui lesquelles ?

 

Porto-Novo, le 02 mai 2018

 Nourénou Atchadé