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nddpLe chef de l’Etat qui séjourne actuellement en Chine n’a pas accueilli avec sourire les informations selon lesquelles il serait le propriétaire du parti Nouveau départ pour la démocratie et le progrès (Nddp)  qui sera porté sur les fonts baptismaux demain vendredi à Cotonou.

Le Nouveau départ pour la démocratie et le progrès (Nddp) dont le congrès constitutif est prévu pour demain vendredi à Cotonou fait couler beaucoup d’encre et de salive. Au cœur de la polémique, le chef de l’Etat, Patrice Talon. Désigné comme le propriétaire de ce nouveau parti à naître, le nom du Chef de l’État donne lieu à des commentaires et suscite des réactions diverses. Le sujet fait l’actualité, remplit les colonnes des journaux et alimente les réseaux sociaux. Dans leur livraison d’hier et sans doute d’aujourd’hui, plusieurs quotidiens de la place en ont fait leurs choux gras en mettant en cause le locataire de la Marina. Comme quoi, il veut dribbler les partis politiques qui l’ont poussé au pouvoir pour avoir sa propre formation, qu’il peut contrôler seul et sans l’aide d’un quelconque leader. Faux procès ou légitime accusation ? Depuis la Chine où il est en visite, le président de la République a réagi après avoir été informé des commentaires et traitements qui précèdent l’accouchement tant annoncé. Comme on pouvait s’y attendre, avec une maîtrise de soi qu’on lui connaît et qui lui colle au dos, Patrice Talon n’a pas caché ses sentiments. Il n’est ni de près ni de loin associé à l’initiative.  Il n’a ni suscité, ni appuyé une telle idée. Selon des sources proches de lui, il accueilli ses rumeurs avec désolation et indignation. Déjà dans son cercle privilégie très fermé, la naissance annoncée du Nddp accompagnée d’une campagne malveillante pour associer le nom du chef de l’Etat a fait réagir des caciques. « Il  s’agit de basses manœuvres dont le seul but est de déstabiliser l’équipe en créant une crise de confiance entre les barons du régime…», a confié hier au téléphone, un proche du chef de l’Etat. Cependant, il reste une réalité. Ceux qui sont derrière la création de cette formation politique ont eu à travailler à l’avènement de Patrice Talon. Ce sont des coordonnateurs qui étaient des relais de l’homme lors des campagnes électorales pour la présidentielle. Et puis pour se donner les moyens de leurs ambitions, ils sollicitent le soutien de certains opérateurs économiques en laissant croire que leur projet est une idée propre du chef de l’Etat. Or, ce dernier qui a été soutenu par de grands partis et rassemblements politiques n’est pas prêt à les payer en monnaie de singe. Plus fin et stratège que tous, Patrice Talon sait que soutenir ou susciter la création d’un nouveau parti politique lui fera perdre des soutiens à l’Assemblée nationale et cela rendra hypothétique le succès des réformes.

FN