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Auguste-Videgla
Selon Auguste Vidégla, Talon ne fait pas une lutte sélective contre la corruption

Sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin, le dimanche 13 mai 2018, le président du parti du Rassemblement des béninois pour une nouvelle vision (Rbnv), Auguste Vidégla a donné son avis sur plusieurs sujets de l’actualité nationale. Il est revenu entre autres, sur la supposée lutte sélective contre la corruption enclenchée par le président Patrice Talon. 

« La lutte contre la corruption engagée par le régime du Nouveau départ n’épargne personne, car des proches et amis du chef de l’Etat sont aussi arrêtés ». C’est en ces termes que Auguste Vidégla, président du parti du Rassemblement des béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) a balayé du revers de la main les accusations faisant état d’une lutte sélective contre la corruption par le gouvernement du Nouveau départ. En effet, sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin, le professeur d’université a démenti cette thèse relayée par les opposants au régime du président Patrice Talon. A ses dires, il n’y a pas de chasse aux sorcières ni de sélection dans la mise à nu des dossiers de corruption. « Le gouvernement a son agenda et au fur et à mesure qu’il évolue, les dossiers de malversations seront mis à la connaissance du peuple et les coupables seront punis quels que soient leurs bords politiques », a-t-il déclaré pour étayer son argumentaire. Pour preuve, il a exhibé d’une part, l’exemple de l’ancien directeur général du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Antoine Dayori, qui est un proche du président de la République mais qui est reconnu coupable d’un scandale financier. D’autre part, il a donné l’exemple de l’ancien directeur général  de la Soneb, David Babalola qui a géré la société sous l’ancien gouvernement et a été reconduit par le chef de l’Etat, Patrice Talon pour sa compétence. Mais, il a été reconnu coupable de malversations fiscales et encourt cinq années de prison avec 200 millions de F Cfa d’amende. Aux dires de l’invité de « Zone franche », le gouvernement fait juste son travail en mettant à la disposition de la justice les dossiers de corruption et de malversations avec les noms des présumés coupables. La balle est maintenant dans le camp de la justice qui fait son travail, d’identifier les coupables, prononcer les sentences. A ce titre, il a soutenu que le gouvernement n’a aucun lien avec les peines infligées aux auteurs de malversations. Il n’y a donc pas une politique de deux poids deux mesures. Revenant sur le scandale « construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale », Auguste Vidégla a martelé que pour aller au bout des mesures, s’il  y a des députés qui sont impliqués dans les dossiers de malversations, toutes les démarches seront menées afin que leurs immunités soient levées et qu’ils soient jugés. Il a pour finir, exhorté le chef de l’Etat à ne pas faillir sous le coup des pressions politiques, mais à aller au bout de ses actions.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)