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Joseph Djogbénou
Djogbénou a éclairé les lanternes

En attendant la transmission du dossier au gouvernement, le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou a jugé impérieux  de clarifier la situation du maire de la ville de Cotonou, Léhady Soglo. C’est par l’entremise d’une conférence de presse tenue samedi 29 juillet 2017 à à Cotonou.

Suite aux différents commentaires et allégations qui font état d’une cabale contre le maire de Cotonou, Léhady Soglo, le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou, est monté au créneau pour s’inscrire en faux contre les supputations de certaines personnalités. Selon les explications fournies par le ministre de la Justice, l’audition du maire de Cotonou par le Préfet du département du Littoral, Modeste Toboula,  fait suite à la volonté réitérée de Léhady Soglo de faire la politique de la chaise vide lors de la commémoration de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Par une correspondance adressée à l’autorité de tutelle en effet, le maire de Cotonou dont la ville abrite les festivités nationales marquant  le 57ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, a manifesté la volonté d’effectuer une mission en Suisse. Compte tenu du caractère solennel de l’événement, le préfet a dû l’interpeller pour être éclairé sur un certain nombre de préoccupations. Or, précise Joseph Djogbénou, la Brigade économique et financière (Bef)  avait été saisie par le ministère de l’Economie et des finances aux fins de faire la lumière sur la disparition de certaines pièces comptables de la Mairie de Cotonou. La police judiciaire ayant enclenché la procédure, il a été révélé que le maire de Cotonou avait pris un arrêté portant incinération des valeurs inactives non placées et des souches des tickets exercice 2013-2014,  le 16 avril 2016. De même, il a été remarqué la disparition de certaines pièces dont la valeur comptable est élevée. La procédure ayant été enclenchée, explique le ministre en charge de la Justice, les officiers de  Police judiciaire ont jugé nécessaire de faire une descente inopinée au domicile du maire pour d’éventuelles preuves. Lorsque l’enquête est ouverte, l’officier a tous les droits de faire des perquisitions. Pour lui, la procédure répond aux exigences de notre code de procédure et ne souffre d‘aucune insuffisance. «Aucune arrestation n’était envisagée», a-t-il déclaré pour formellement démentir les propos tenus par certaines personnalités du pays. Dans ce dossier affirme Joseph  Djogbénou, les enquêtes ne concernent pas Léhady Soglo seul,  mais un certain nombre de responsables de la Mairie de Cotonou. Par ailleurs, le conférencier a déploré le deux poids, deux mesures dans la lutte contre la corruption. A l’en croire, c’est le respect à certaines personnalités du pays qui a fait que Léhédy Soglo s’est confondu dans la nature.

Odi I. Aïtchédji