Spread the love

natonde akeLe projet de budget 2019 de l’Assemblée nationale qui fait couler beaucoup d’encre et de salive était au cœur de l’émission sociopolitique « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale. Invité dimanche 23 septembre 2018, le député de la 24ème circonscription électorale, Aké Natondé a décrié son augmentation à 99%.

« Si j’étais questeur, je m’en serais tenu à la demande du ministre de l’Economie et des finances puisque c’est lui qui met les fonds à disposition de l’Assemblée nationale ». C’est en ces termes que l’invité de l’émission sociopolitique « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale s’est prononcé sur le projet de budget de l’Assemblée nationale qui fait débat en ce moment. Au micro de radio Bénin, Aké Natondé du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) a décrié la hausse du budget qui passe de 14 milliards à 27 milliards de FCfa, soit 99%. Selon l’élu de la 24ème circonscription, jamais le budget du Parlement n’a connu une si forte augmentation. Entre 2010-2011, puis 2014-2015, années de transition à l’Assemblée nationale comme c’est le cas en 2019, l’accroissement du budget était d’environ 2 milliards de FCfa. Le président du Cds-Finangnon, quoique conscient des dépenses de la transition telles que les primes de sevrage des députés qui ne seront pas réélus, celles d’installation des représentants du Peuple de la prochaine législature et d’acquisition de véhicules de fonction, a appelé ses collègues de la questure à la raison. Dans ce sens, il a salué la proposition de l’Argentier national qui envisage le renouvellement de l’Assemblée nationale à 50% avec possibilité de complément du budget au cas où il y aura plus de députés élus contrairement aux 80% envisagés par les questeurs. « La proposition du ministre des Finances n’est pas mauvaise même si l’Assemblée nationale est autonome financièrement », a avancé l’invité de Henri N’Dah Sékou et de Cécile Goudou Kpangon. L’ancien ministre de l’Enseignement secondaire de Yayi Boni a, par ailleurs, réfuté la thèse de vassalisation de l’Assemblée nationale agitée par le premier questeur Valentin Aditi Houdé pour justifier la volonté du ministre des Finances de réduire le montant du budget de l’institution parlementaire. Les réformes institutionnelles, en l’occurrence le nouveau Code électoral, la Charte des partis politiques, le Ravip, la libération des espaces publics, l’assainissement des finances publiques, la lutte contre la corruption et la réduction de la grève à 10 jours par an dans certains corps, ont aussi été débattus au cours de l’émission. En somme, il a garanti son soutien au chef de l’Etat pour la poursuite des réformes.    

 SA