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dsc01910L’émission « cartes sur table » de Océan Fm en synchronisation avec Urban Fm de Parakou, a reçu, hier dimanche 11 décembre 2016,  Didier Armand Dosseh, secrétaire général du syndicat national des travailleurs du développement rural (Synatrader). Il a opiné sur l’actualité nationale notamment la décision prise en conseil des ministres le 30 novembre  relative à la liquidation de quatre sociétés d’Etat sous tutelle du ministère de l’Agriculture que sont la Société nationale de promotion agricole (Sonapra),  la Centrale d’achat des intrants agricole Sa (Caia), l’Office nationale d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa ) et l’Office nationale de stabilisation et de soutien des prix des revus agricoles (Ons). Le Secrétaire Général du Synatrader n’est pas allé par quatre chemins pour fustiger la privatisation à outrance des sociétés d’État de façon unilatérale par le gouvernement de la rupture. Pour lui, pas question de privatiser des sociétés qui tiennent après avoir opéré des décaissements inopportuns dont le but est de conduire à la faillite. « Nous ne refusons pas la liquidation, le gouvernement a ses raisons, mais le gouvernement doit nous expliquer le bien fondé de cette décision et nous pensons qu’un état responsable ne doit pas mettre les travailleurs dans de telles situations » a-t-il déploré. Selon lui, c’est le volet social qui intéresse, protéger les emplois des travailleurs. Sur la question de savoir si ce n’est pas parce que ces sociétés sont budgétivores qu’elles ont été liquidées, l’invité a fait savoir que ce sont des sociétés qui ont toujours joué leur rôle. Il recommande la sécurisation du social qui semble être relégué au second rang par l’actuel locataire de la Marina. Il propose aussi à ce que le gouvernement se penche sur le problème des Agents contractuels de l’Etat (Ace) du ministère de l’Agriculture, se prononcer sur le devenir des travailleurs des sociétés et offices en voie de liquidation  sans pour autant oublier d’associer les partenaires sociaux en ce qui concerne les réformes. Car dit-il « rien n’est parfait et il va falloir que nous apportions notre pierre à l’édifice ». D’autres sujets tels que les résultats issus des audits commandités par le gouvernement et le déguerpissement des espaces publics ont été abordés.

Léonce ADJEVI