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Gabin Allognon a fustigé les mouvements d’humeurs

Le Projet de loi portant révision de la Constitution envoyé au Parlement par l’Exécutif pour examen et la démission du ministre de la défense, Candide Azannaï du gouvernement du Nouveau départ, étaient au cœur de l’émission « Cartes sur table », de la radio Océan Fm hier dimanche 02 avril 2017. Gabin Allognon, administrateur des services financiers, président de l’Observatoire panafricain pour la séparation des pouvoirs, a indiqué qu’il faut laisser chaque pouvoir faire son travail et attendre le résultat final. «  Le débat actuel pour moi, n’est pas encore allé à un niveau où il faut de l’agitation autour de la question. Qu’on laisse les députés faire leur travail comme cela se doit et après, les institutions chargées de censurer pourront également se prononcer », a-t-il déclaré. De ce fait, il a fustigé les mouvements d’humeur qui s’observent depuis quelques jours. Selon lui, la démarche est inopportune et viole la constitution elle-même qui a prévu deux principales voies pour sa relecture. «Cette marche est inopportune. On ne saurait marcher contre un projet de loi qui n’a pas encore été étudié par le législateur. Rien n’oblige une organisation à empêcher un pouvoir de faire son travail conformément à la loi elle-même », a-t-il expliqué.

La proposition des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) relative à la mise en place d’une assemblée constituante en ce qui concerne le projet de loi portant  révision de la constitution a été également abordée.  Selon l’invité de Hospice Houénou de Dravo, aucun texte ne prévoit une telle assemblée. « Nous ne sommes pas en crise. Il y a un président démocratiquement élu qui est en cohérence avec les intentions qu’il a déclinées dans son projet de société », a-t-il souligné. Tout en faisant remarquer qu’une telle proposition est vaine, il a exhorté le président Patrice Talon à garder toute sa sérénité. « C’est le moment pour lui de connaître ses militants dans toutes les sphères de la république, au niveau de l’administration, au niveau des organisations diverses, ceux qui ont vraiment voulu que nous ayons le Nouveau départ. Pour ce qui est des mécontentements observés çà et là, il faut remarquer que tout le monde ne peut pas être satisfait à la même heure», a-t-il martelé.

En ce qui concerne la démission du ministre Candide Azannaï lundi dernier du gouvernement, Gabin Allognon dit ne pas être surpris. Selon lui, c’est une option faite par le ministre et il faut la respecter. Pour ce qui est des raisons de son départ,  il a montré que seul le concerné peut se prononcer là-dessus. « Il y a certainement des velléités et le moment venu, il prendra la parole pour se prononcer. Laissons le ministre Candide Azannaï nous dire en son temps ses réelles motivations », a-t-il ajouté.

Léonce Adjévi