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clotaire-oLe spécialiste des questions électorales, Clotaire Olihidé était, dimanche 09 septembre 2018, sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin. L’invité a approuvé sans réserve les innovations contenues dans le nouveau Code électoral.

« Je fais  partie de ceux qui sont d’avis qu’on expérimente le nouveau Code électoral ». C’est en ces termes que Clotaire Olihidé, président de la « Dynamique Osons l’avenir » a donné son approbation à la loi qui fixe les règles en matière électorale récemment votée par les députés de la septième législature.  A l’en croire,  l’ancien code renferme des textes dépassés, ce qui exige des apports de qualité.  « Avec le vote du nouveau code électoral,  de la Charte des partis politiques et très bientôt de celui de la loi sur le financement des partis politiques,  un nouveau dispositif vient d’être mis en place afin de clarifier le paysage politique du Bénin », a-t-il déclaré.  Selon l’invité de l’émission « Zone franche »,  le nouveau Code électoral permettra de mettre en place de grands blocs de partis politiques viables pouvant réellement animer la vie démocratique du Bénin. Par ailleurs,  ce document vise, selon lui, à éjecter les plaisantins de la politique.  Dans son intervention,  Clotaire Olihidé a indiqué que le débat sur les cautions n’a pas sa raison d’être.  « Grâce à la loi sur le financement des partis politiques,  le paiement des cautions ne serait plus difficile », a-t-il laissé entendre.  Sur la question de la suppression des alliances de partis,  le président de la « dynamique Osons l’avenir » a souligné que c’est une bonne innovation. « Les alliances de partis interviennent pour brouiller le climat politique », a-t-il déploré.  Il n’a pas manqué de dire qu’il reste encore des points qui n’ont pas été touchés. C’est le cas des articles sur l’élaboration de la liste électorale et l’organisation et le fonctionnement de la Cena.

 Quid de la situation à la Cena?

 Profitant de son passage sur l’émission, Clotaire Olihidé a levé un coin de voile sur la situation de malversation qui prévaut actuellement à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Selon lui, elle date de 2016 notamment entre les élections législatives et présidentielles. « En ce moment, j’étais encore au sein du Secrétariat administratif permanent de la Cena (Sap-Cena). Les 325 millions de Fcfa ont été débloqués par le ministre des Finances de ce moment en guise de frais de souveraineté. Le montant est à partager entre le président, les conseillers et la secrétaire administrative permanente de la Cena », a-t-il déclaré. A son avis, ces frais ne figurent nulle part dans le budget alloué à la Cena encore moins dans les textes. « C’est nous qui avions saisi le gouvernement à travers le Ministère des finances pour voir clair dans cette situation », a-t-il martelé. Pour finir, il a dit que le rapport laisse voir des irrégularités. « Si c’est le cas, que les accusés répondent de leurs actes », a-t-il conclu.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)