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lokossou Invité hier dimanche 3 juillet sur l’émission « Zone franche » de Canal 3, le syndicaliste Dieudonné Lokossou a donné son avis sur le rapport présenté par la Commission des réformes institutionnelles et politiques de même que les défis auxquels le gouvernement de la Rupture doit faire face.

Secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou est intervenu ce dimanche 03 juillet 2016 sur la chaîne Canal3 où il était l’invité de l’émission Zone franche.  Il a  donné son point de vue sur les réformes en cours sous le régime de la Rupture. Selon le syndicaliste, les réformes ne doivent pas seulement se traduire en des textes, mais tenir compte de la réalité, des besoins et doivent surtout être applicables. Le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) a fait remarquer que la plupart des réformes ne sont rien d’autre que les orientations politiques données par le président Patrice Talon dans son projet de société. Selon lui, la nécessité d’entreprendre des réformes au Bénin n’est plus à démontrer au regard des nombreux zézaiements du régime précédent. L’idée des réformes entreprises par le gouvernement actuel est opportune, mais il faut prioriser certains secteurs et régler très tôt les questions de l’emploi et de la faim, a-t-il fait savoir. Ce sont, selon lui, les attentes prioritaires des populations.

Des hics sur les questions du Kpayo et des ‘’perdiems’’

L’invité a également réagi sur les questions de la suppression de l’essence frelatée et des « perdiems » au Bénin. Selon lui, la politique du gouvernement par rapport au Kpayo n’est pas la meilleure. On ne peut changer le Kpayo sans changer nos lois, a-t-il indiqué. Aussi, faudrait-il penser à la reconversion des vendeurs d’essence frelatée. Il a émis l’idée d’une raffinerie de pétrole à l’interne, pour créer des emplois et réduire la dépendance vis-à-vis du Nigéria. Toutefois, il a rappelé les dispositions du Code douanier qui stipule que quiconque transporte ou détient les produits pétroliers sans avoir rempli les conditions requises pour avoir son importation doit en être dépossédé par voie de confiscation et lui-même condamné à la prison ferme. S’agissant de la question des « perdiems », Dieudonné Lokossou trouve que la prime des membres de la commission des réformes est exagérée. « Pourquoi supprimer les « perdiems » des fonctionnaires de l’administration si on débloque 500 millions pour une commission de réformes », s’est-il demandé. Le Sg de la Csa-Bénin a tenu à indiquer que le silence des syndicalistes ne vaut pas cautionnement. « Les syndicalistes n’entendent pas baisser la garde. Nous sommes dans une phase d’observation et nous réagirons au moment opportun », a-t-il averti.

Anselme Aguéhoundé

(Stag)