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Gaston-ZOSSOU
Gaston Zossou

Sur l’émission « Zone franche » de la chaîne Canal 3, hier dimanche 14 mai 2017, Gaston Zossou, directeur de la Loterie nationale du Bénin, a demandé aux populations d’être patientes face aux décisions du gouvernement du Nouveau départ dont l’objectif premier est leur mieux-être.
Invité sur l’émission sociopolitique de Canal du dimanche 14 mai, le Directeur général de la Loterie nationale du Bénin, Gaston Zossou, n’a pas fait dans la dentelle pour stigmatiser les maux dont souffre le Bénin à l’ère du Nouveau départ qui n’est rien d’autre que la politique politicienne. Le rejet du projet de modification de la loi fondamentale du pays, les décisions du gouvernement critiquées à tort par une certaine classe politique, l’analyse erronée des dernières déclarations publiques du chef de l’Etat par certains acteurs politiques, constituent entre autres, le menu les points sur lesquels l’invité de « Zone franche » s’est appesanti. Selon lui, la crainte des uns et des autres par rapport à la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement est tout à fait légitime. Ceci, a-t-il expliqué, parce que le peuple avait été habitué aux effets d’annonce et à de nombreuses promesses non tenues. Il a rassuré de la bonne volonté du gouvernement de faire du Bénin un pays révélé. Pour cela, il a recommandé au peuple la patience afin de soutenir le chef de l’Etat dans la réalisation de son rêve de révéler le Bénin au monde. Toutefois, il a rassuré les uns et les autres de la bonne volonté du gouvernement de révéler le Bénin avec la réalisation de la route des pêches, la transformation de la cité lacustre de Ganvié, la promotion de la culture béninoise, la promotion et la valorisation de notre richesse culturelle etc.
Pour ce qui est des fausses factures déposées sur la table du chef de l’Etat, l’ancien ministre de la Communication de Mathieu Kérékou a fait observer que c’est ce qui est dû qui sera payé et non les factures fantaisistes qui inondent le trésor public.  A la question de savoir pourquoi le Bénin ne profite pas suffisamment du Nigeria pour la prospérité de son économie, le directeur général de la Loterie nationale du Bénin a fait remarquer qu’aucun pays ne peut fonder de façon pérenne son économie sur des importations mais plutôt sur la production locale. Pour lui, c’est dans cette dynamique que s’inscrit le gouvernement qui met un accent particulier sur l’agriculture, le commerce, la culture etc. Pour ce faire, a-t-il ajouté, il faudra créer un cadre adéquat, d’où les réformes majeures de l’Etat dans le foncier et autres. « Ce travail nécessite plusieurs années de recherches. Pour que le coton soit une réussite aujourd’hui, il y a eu un travail qui a été fait pendant de longues années», a-t-il déclaré. Selon lui, l’impatience et l’agacement de la population est respectable. Mais le doute est détestable.
Pour ce qui concerne le projet Asphaltage, le Directeur général de la Loterie nationale du Bénin a indiqué que le gouvernement, en prenant cet acte, n’a pas péché, mais a été plutôt courageux et responsable. La réalisation de ce projet est pour le bien du pays. Le projet Asphaltage, selon Gaston Zossou, a été pensé pour non seulement aménager et assainir les voiries mais surtout pour qu’il y ait moins de moustiques, moins d’eau stagnante et moins de dépenses dans les hôpitaux. «La collaboration des élus lors de la libération des espaces publics n’a pas été franche parce que ces élus ont un cœur et tremblent par rapport à la prochaine échéance électorale », a déploré l’invité de Canal 3.
A ceux qui estiment que les voyages du chef de l’Etat sont des sorties touristiques, il répond en disant que ces voyages rapportent de la crédibilité et de la confiance pour la levée des fonds. Pour l’affaire Sébastien Ajavon et la démission de Candide Azannaï, Gaston Zossou s’est abstenu d’aller dans les détails. « Pour le premier cas, ce sont des choses qui arrivent. Quant au second, il concerne deux personnalités du pays qui ont eu de retenue, qui n’ont pas voulu se prononcer. Je respecte leur position », a-t-il laissé entendre.

Odi I. Aïtchédji

(Coll)