Spread the love

houndegnon« Indiscipline grave et mauvaise collaboration », c’est le reproche que le ministre de l’Intérieur fait à Louis Philippe Houndégnon, ex secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme. En effet, selon l’autorité ministérielle, l’ancien Dgpn sous le régime Yayi a eu des comportements déplacés à l’égard du chef de l’Etat, et une demande d’explication lui a été adressée le 12 juin 2019. Sa lettre de réponse sans numéro a aggravé les choses, déclenchant un bras de fer avec sa hiérarchie. Ce qui est intolérable pour l’homme en uniforme qu’il est et qui se doit de respecter l’institution qu’incarne le président de la République. C’est donc à bon droit et pour faire régner la discipline dans son département, que le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, a été obligé de taper du poing sur la table. Mais, si Louis Philippe Houndégnon a pu poser des actes qui bafouent l’autorité du chef de l’Etat, c’est surement parce qu’il se croit toujours au-dessus de la République comme au temps de son ancien mentor Yayi Boni qu’il a servi jusqu’à la servitude. Ce flic a même été utilisé contre l’actuel chef de l’Etat un peu avant son accession au pouvoir. Pourtant, bien qu’il ait des raisons suffisantes pour prendre sa revanche sur l’ancien Dgpn qui l’a traqué, Patrice Talon, à son accession au pouvoir n’a point posé d’actes allant dans le sens d’un règlement de comptes. Au contraire, le 31 juillet 2018, il l’a promu au Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme. On a donc du mal à comprendre ses agissements à l’égard de son bienfaiteur. Voilà une nouvelle épreuve pour l’ancien directeur général de la police après la décision de la chambre administrative de la Cour suprême du Bénin qui a annulé jeudi 23 mai 2019  son acte de nomination  en qualité d’inspecteur Général de Police. Une décision qui est tombée à l’issue d’une audience publique suite au recours de Monsieur Tozé Agbossaga et d’autres contrôleurs de police qui ont saisi la cour suprême.

Marcus Koudjènoumè