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Le ministre Djogbénou a justifié la décision du gouvernement

La décision prise, vendredi dernier, par le Conseil des ministres au sujet des travaux de construction du nouveau siège du Parlement béninois a fait l’objet d’échanges hier mardi 8 novembre 2016 entre la presse et deux Ministres de la république. Joseph Djogbénou, de la justice et son collègue José Tonato du cadre de Vie ont expliqué le bien fondé de la décision qui consiste à suspendre les travaux, rompre le mémorandum d’entente et la convention signés entre la Serhau-Sa et l’Etat béninois et commanditer des audits. C’était au ministère du Cadre de vie.

La démarche du Gouvernement vise à éclairer l’horizon judiciaire, savoir là où on va et comment y aller pour l’atteinte des objectifs. Selon Joseph Djogbénou, il importe de régler ces détails avant de faire quoi que ce soit. Il a rappelé que ce chantier est une priorité pour le Gouvernement et son chef, car il entre dans le plan architectural défini pour la ville de Porto-Novo. Mieux, il est important pour le Gouvernement de doter l’Assemblée nationale d’un siège digne du nom, selon le Garde des sceaux. La démarche du Gouvernement tend à œuvrer pour la reprise des travaux de ce chantier. Mais avant, il faut nécessairement une clarification. Et cette clarification ne peut venir que des résultats des audits à commanditer à trois niveaux : financier, juridique et technique. A son état actuel, d’après le Ministre, le chantier du siège du parlement apparaît comme un « musée de la malversation ». Et donc, le chef de l’Etat est dans la démarche de l’évaluation responsable, des négociations responsables et  des poursuites responsables, selon Jospeh Djogbénou qui n’a donné aucune garantie de tolérance à ceux qui seront éventuellement épinglés dans cette affaire.

Bien avant l’intervention du garde des sceaux, son collègue José Tonato du Cadre de Vie et du développement durable a fait l’état des lieux du chantier. Il est parti de son origine pour aboutir à son état actuel en passant par les difficultés et autres comportements qui ont entravé l’achèvement des travaux.

L’Etat béninois a été condamné à payer une somme de plus de 32 milliards de Fcfa. Une décision de la Cour d’appel de Cotonou est attendue pour ce jour pour fixer toutes les parties. Il faut rappeler que le tribunal de Porto-Novo avait mentionné une exécution provisoire  de cette décision à travers le paiement de la moitié de cette somme. A ce jour, rien n’est versé par le Gouvernement, à notre connaissance. Toutes les parties ont interjeté appel et ce mercredi 9 Novembre 2016, le verdict pourrait tomber.

Félicien Fangnon