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Patrice Talon a installé la commission

Comme l’a dit Patrice Talon avant de prendre les rênes du pays le 06 avril 2016, le Bénin a besoin de réformes dans presque tous les domaines s’il veut emprunter la voie du développement durable. Il s’y met déjà, corps et âme.

Devenu chef de l’Etat et investi dans ses fonctions, Patrice Talon a désormais les coudées franches pour concrétiser ses projets. Après avoir pris des mesures urgentes au profit  de l’administration publique, le voilà sur le chantier des réformes institutionnelles et politiques. Que l’on le soutienne ou pas, l’on doit admettre que c’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui s’imposent. De la promesse électorale à la concrétisation du projet, les signes évidents de sa réussite sont de plus en plus réunis. Ainsi, force est de constater qu’après l’annonce, le projet de réformes prend corps avec la mise en place de la commission technique chargée d’examiner les sujets à soumettre à la révision. Quelques semaines seulement se sont écoulées entre le temps de l’annonce et le début de la phase concrète. C’est la preuve que le président de la République ne veut pas perdre du temps, car il sait qu’il n’a que cinq ans à faire alors qu’il a promis un tas  de choses aux Béninois qui espèrent qu’il tiendra promesse. Ils doivent se convaincre que ça a démarré sur des chapeaux de roue, car en l’espace de 30 jours de gestion des affaires publiques, le pays commence par chanter une autre mélodie. La gouvernance décadente du régime défunt connait actuellement une opération d’épuration et de salubrité, laquelle, on le sait, prendra assez de temps. Rien ne  prouve que Patrice Talon va parvenir à tout faire avant le terme de son unique mandat, mais ce début de mandat révèle son engagement et sa détermination à atteindre son but. La mise en place de la commission technique en charge du projet de réformes politiques et institutionnelles le vendredi 06 avril, soit 30 jours après son investiture, est un acte politiquement rassurant et au-delà, il témoigne du souci du chef de l’Etat de respecter et d’honorer la parole donnée. Pour créer les conditions de succès à son projet, le chef de l’Etat a aussi trouvé juste en faisant appel à toutes les sensibilités politiques pour composer la Commission. On y retrouve les barons du régime défunt, des hommes du pouvoir en place, d’éminentes personnalités rompues à ces genres d’exercices pour l’avoir déjà fait, des intellectuels remuants, d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle, des magistrats et avocats, des professeurs d’université……Une représentativité qui doit assurer au projet un bon avenir. Car, il ne s’agira pas de la victoire des uns sur les autres, mais d’aboutir à des propositions consensuelles pour une nouvelle animation de la vie politique et une meilleure fonctionnalité des institutions de la République. En tout cas, le peuple s’attend à voir sortir de leurs réflexions, une plate-forme consensuelle.  Mais, il reste que le peuple vit dans l’attente et que ce n’est pas seule-ment les réformes qui sont souci dominant.

 Fidèle Nanga

Djogbénou n’a pas droit à l’erreur

Au regard  de la composition de la Commission en charge du projet de réformes politiques et institutionnelles, personne ne peut douter de la qualité du rapport attendu. Cette équipe de personnalités expérimen-tées, de cadres et intellectuels reconnus pour leur activisme au renfor-cement  du modèle démocratique béninois et à l’instauration d’un Etat de droit n’a donc pas droit à l’erreur. Ce n’est pas la présence de cons-titutionnalistes, de professeurs de droit, de politiques et autres qui met-tra cette commission à l’abri de l’impasse ou du dilatoire, mais c’est surtout le choix porté sur Joseph Djogbénou pour la présider. Tous sont unanimes sur ses qualités de professionnel avéré de droit, mais au-delà, c’est l’homme de confiance du président Patrice Talon. L’avocat est dans tous les plans du chef de l’Etat et mieux que quiconque, il sait où va le Chantre du Nouveau départ. Depuis les campagnes électo-rales, Joseph Djogbénou fait partie des hommes de Patrice Talon qui expliquait, sans coup férir, le contenu de ces réformes tant souhaitées par le nouveau locataire de la Marina. Parfois, on le confond, dans cet exercice, avec l’initiateur. C’est l’homme qu’il faut pour conduire cette phase du projet à terme. Au milieu d’une multitude de personnalités, aussi expérimentées que lui, il fallait choisir un homme doté d’une autorité intellectuelle et morale capable de briser les lignes de blocage et d’avancer au rythme voulu par le chef de l’Etat. On reconnait que ces membres de la Commission sont portés par de nobles idéaux afin que triomphe la démocratie. Mais, il faut souligner que le président, un artisan de la Rupture et du Nouveau départ,  conduira les débats, que l’on présume, seront de haut vol, avec plus d’engagement et de volon-té. Le choix porté sur sa personne est avant tout une reconnaissance pour son engagement en faveur des réformes en question. Encadré par des sommités qui ont la maîtrise des lois de la République, il saura écouter les uns et les autres en vue d’un projet de réformes qui répond aux aspirations du peuple en tenant compte des exigences de l’heure et sans exclusion aucune. Car, le champ des réformes est vaste et la com-mission ne saurait mettre de  côté des sujets à examiner dans des domaines dont les acteurs ne sont pas représentés. On s’attendait tout au moins à la présence d’une personnalité qui pourrait défendre les intérêts du quatrième pouvoir. Il en est de même pour les représentants d’autres couches de la société. Mais pour autant, on ne doit pas se rési-gner à conclure que les réformes engagées ne prendront pas en compte les failles qui sont contenues dans les textes qui régissent leur vie.

FN