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Patrice Talon ramasse les pots cassés de Yayi

Les centrales et confédérations syndicales n’ont rien de neuf dans leur gibecière. La sortie d’hier était une sortie théâtrale inspirée des réformes porteuses d’avenir et de dossiers hérités par le régime Talon, de son prédécesseur.
Si c’est pour les précieux emplois des travailleurs qu’ils se battent, les responsables des centrales et confédérations syndicales n’ont pas trouvé la bonne formule. Et pour cause, les employés pour lesquels ils se battent sont encore en fonction, mais ils se grillent sous le soleil au lieu de prôner la négociation. Inutile de rappeler aux responsables des centrales et confédérations les étapes de la négociation. Ils l’apprennent pourtant  à leurs syndiqués chaque jour. Mais pour des emplois qui ne sont pas encore sacrifiés, la meilleure démarche aurait été d’engager le dialogue avec ceux qui ont pris la décision. Le Palais de la République n’a pas changé d’emplacement. Pourtant il y a quelques mois, ils ont retrouvé le chemin en allant échanger pendant des heures avec le Président de la République. Pourtant il y a quelques mois, ils ont signé la charte sur le dialogue social avec la ministre du travail tout enjoué. Qu’est-ce qui s’est bien passé entre temps pour que cette démarche de négociation et de dialogue disparaisse ? Quelle mouche a si bien piqué les syndicalistes pour qu’ils deviennent si furieux contre le régime ? Le comportement surprend. A cette allure on se demande ce que veulent les responsables des centrales et confédérations ?
Et pourtant !
Que défendent vraiment les syndicalistes ? Sous le régime précédent, ils ont toujours condamné la corruption et la prévarication. Ils ont toujours exigé des réformes qui remettent l’administration publiqueainsi que les sociétés d’Etat sur les rails et combattent le clientélisme et le favoritisme. Une fois au pouvoir, le régime du Nouveau départ a entamé des réformes poignantes selon les aspirations de ces syndicalistes. Les réformes à l’Onasa, à l’Ons et à la Sonapra étaient justement inspirées par cet impératif de compétitivité de l’administration que les mêmes syndicalistes ont toujours exigé. Aussi le gouvernement a-t-il martelé qu’il préservera les emplois et qu’il ne privatisera aucune société. De plus, le gouvernement l’a souligné plusieurs fois. Il s’agit de réformes à l’issue desquelles les agents seront redéployés dans d’autres structures en création. Voilà qui est pourtant clair. Mais au fond que veulent-ils ces syndicalistes ? Qui tire les ficelles ? La démarche inquiète à tout point de vue. Par rapport aux enseignants, les syndicalistes sont revenus sur le sujet au cours de leurs échanges.Mais en réalité, la situation est en voie d’être réglée. Le dossier en question est sur la table du ministre de l’enseignement secondaire qui a déjà rencontré les intéressés. Les responsables syndicaux le savent pertinemment. Cette question n’avait jamais été réglée pendant les dix ans de Yayi Boni. En huit mois de gouvernance, Patrice Talon est en voie de la régler. C’est un effort que les syndicalistes doivent honnêtement reconnaitre. L’autre déclaration un peu indécente des responsables des centrales et confédérations, c’est la désobéissance prônée par ceux-ci, face aux opérations de déguerpissement du gouvernement. Si déjà la mesure est bien comprise par les occupants qui ne rejettent pas le bien-fondé. Si déjà, beaucoup d’entre eux de gré enlèvent leurs baraques, on se demande si la logique jusqu’au-boutiste des syndicats est éducative. Comment comprendre qu’ils soutiennent l’incivisme alors qu’ils devraient encourager les occupants à s’exécuter à temps pour éviter la casse.
Paul EssèIko absent
Pendant qu’ils étaient enthousiastes à signer la charte sur le dialogue social, le syndicaliste rouge Paul EssèIko s’était abstenu. Il était d’ailleurs le seul à émettre des réserves objectives  sur la démarche de ces responsables de centrales et confédérations. Les choses ne vont pas toujours bien entre les amis de tous les jours et ce syndicaliste. Il était absent à la grande ‘’comédie’’ d’hier puisqu’au fond, s’en devenait trop. A cette allure, est-ce qu’on peut dire que les enseignants qui représentent la majorité des travailleurs (et qui sont d’ailleurs affiliés à la Cstb) cautionnent ce folklore ? Répondre par la négative ne serait pas exagérée.

AT