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Le chef de l’Etat Patrice Talon finira par prendre ses responsabilités face aux provocations de son prédécesseur Yayi Boni

Un cortège d’une demi-douzaine de voitures. Tous feux allumés s’immobilisa devant la barrière donnant accès à l’aéroport de Tourou dans la commune de Parakou. Les gardes de faction s’étonnèrent. Mais après quelques hésitations ouvrirent la barrière. C’est le président Yayi Boni qui est venu visiter les installations de l’aéroport de Tourou. Un président en exercice bis…accompagné du maire de Parakou.
Rien que des voitures de luxe dignes d’un président. Un cortège véritablement officiel sans les motards. Mais n’empêche. Patrice Talon circule sans motards. Il est normal que son co-président Boni Yayi fasse de même. Dans cette chaleur moite digne d’une région tropicale, Yayi Boni visitait le plus officiellement du monde les installations de l’aéroport international de Tourou. « Mon aéroport » tel qu’il le disait devant des gardes qui tombaient d’admiration devant un président qu’ils croyaient « fini », mais qui par enchantement se trouvait devant eux.
C’est donc tout naturellement qu’il prenait du plaisir à visiter « sa chose ». Ou est le scanner que j’ai acheté ? demanda –t-il. On lui expliqua qu’il avait été emporté, mais qu’il est là à présent. « Ils ont chance ». conclut-il comme s’il s’apprêtait à envoyer une demande d’explication à Patrice Talon et à son ministre Hêhomey. Il s’agit quand même de Boni Yayi la terreur. Le Dieu terrestre des Béninois. Après quelques conseils, le convoi s’ébranla en direction du centre de ce gros village. Direction palais royal.
Après les salamalecs usuels, il s’adressa au roi de Tourou en ces termes. « Je suis toujours là. Je suis toujours le maître du Bénin. L’autre est président du Sud. Moi, je suis président d’ici. Son pouvoir ne vient pas jusqu’ici. De toutes les façons, continuez les prières. Rien ne vous arrivera…Les pèlerins devaient partir d’ici. Mais, c’est Talon qui ne veux pas…Mais qu’il le veuille ou non, cet aéroport s’appellera l’aéroport international Yayi Boni de Tourou. Dans cinq ans, je reprendrai ma place. Soyez prêts… ».
Avant de partir, il donna 2 000 000 de FCfa au roi de Tourou. 1 000 000 de FCfa aux jeunes de Tourou en plus de cinq bourses pour les pèlerins. Après ça, il s’engouffra dans sa voiture, suivi du maire de Parakou.
Yayi venait de finir sa tournée officielle dans le village de Tourou. Une tournée commencée depuis deux jours et qui l’a amené à Nikki, Ndali et Kandi.
Qui dirige effectivement le Bénin ? Patrice Talon ? Yayi Boni ? Ou les deux ? C’est encore flou chez les populations.

Abdourhamane Touré

Yayi : trop c’est trop
Malgré la volonté de l’actuel chef de l’Etat, Patrice Talon, de laisser tranquille son prédécesseur, Yayi Boni, ce dernier va de provocation en provocation en acculant son successeur. Le Prince de Tchaourou se croirait encore au pouvoir et agit tel, se permettant de débarquer où il veut pour prendre la tunique d’un dirigeant en exercice, avec parfois des propos qui traduisent la remise en cause de la tutelle du président de la République. Les actes et les propos tendant à déstabiliser l’actuel pouvoir sont devenues monnaie courante et le classique d’un Yayi Boni aveuglé par dix ans de pouvoir sans partage et une obsession à régner sans discontinuer à la tête du pays. Activiste dans une campagne de partition du pays, car clamant haut et fort qu’il est toujours le président d’une partie du Bénin, et considérant le pouvoir de Patrice Talon légitime dans l’autre partie, il a repris du poil de la bête ces derniers jours. Il se permet des visites officielles et promet de revenir aux affaires cinq ans après. Yayi Boni fait son show et compromet la paix et l’unité nationale. Après avoir laissé à l’histoire l’image d’un pourfendeur des libertés, le père légendaire de la division et de la violence entre les Béninois, symbolisant l’imposture et la délinquance au sommet de l’Etat, n’arrive pas à se tenir à l’écart de cette sinistre réputation et devient de plus en plus un problème pour la République. Yayi Boni est en train de conspirer une fois encore contre l’Etat de droit et l’ordre républicain. Trop c’est trop. Jusqu’où ira-t-il ? Le Pouvoir le laissera-t-il continuer ses manœuvres ? Peut-être pas. Il faut l’arrêter dans ses dérives.

    FN