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alliance-soleilA l’issue du scrutin du dimanche 28 juin 2015, l’Alliance Soleil s’est imposée aux Forces cauris pour un Bénin émergent à Kandi. Sur les 10 arrondissements, que compte la Commune de Kandi, les poulains de Sacca Lafia de l’Alliance Soleil, sont arrivés largement en tête. Un camouflet pour les nouveaux leaders cauris de la cité de Kandissounon.

Au soir du scrutin du dimanche dernier, les Forces cauris pour un Bénin émergent ont connu une baisse de performance. Contrairement aux législatives du 26 avril 2015, c’est plutôt l’alliance dont Sacca Lafia est le président et Issa Salifou dit Saley est le coordonnateur dans l’Alibori qui s’accapare de la majorité des sièges au regard des chiffres encore provisoires. Si ceux-ci se confirment par la Commission électorale nationale autonome (Céna), il s’en suivra que les Fcbe auront connu une débâcle à Kandi lors des communales. En effet, de Kandi1 à Kandi3 en passant par Kandi2, Donwari, Sonsoro, Saa, Sam, Kassakou et Bensekou, les partisans de Saley ont raflé la majorité des membres du conseil communal. En attendant la proclamation des résultats par la Céna et les décisions du juge du contentieux électoral qu’est la Cour suprême, l’Alliance Soleil se crédite de 12 conseillers sur les 19 que compte la Commune de Kandi. Dès lors, il est important de s’intéresser aux causes de cette contre-performance. Cela s’explique par le fait que le ministre El Adj Issa Azizou, récemment éjecté du gouvernement, a été placé supplément de son ex collaborateur Idrissou Bako à l’occasion des législatives. C’est une hypothèse plausible. Car, la frustration aidant l’ancien patron du ministère de l’agriculture n’a pas plus mouillé le maillot à l’occasion des communales. Le nouveau maître de Kandi qui est le ministre Patrick Yarima et ses services, face aux résultats, n’ont pas comblé les attentes. Le président de la République, leader incontestable des Fcbe, peut déjà appréhender la situation. Yayi Boni, déjà atteint du syndrome de fin de mandat, peut maintenant se mordre les doigts d’avoir laissé filer un pion essentiel, surtout quand on sait que l’Alibori comptera, sans doute, l’élection de son dauphin.

 Jean-Claude Kouagou