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Le professeur MAXIME-DA-CRUZ élu recteur de l'Uac
 MAXIME-DA-CRUZ, Recteur de l’Uac

Le calme est revenu au campus d’Abomey-calavi après les échauffourées enregistrées ces derniers jours. L’université  est toujours gardée par les forces de l’ordre pour empêcher toute autre manifestation à en croire le recteur. La situation est sous contrôle et les discussions vont être renouées avec les responsables étudiants. Le rectorat  va se pencher sur les revendications qui relèvent de  ses attributions a confié Maxime da Cruz qui nous a accordé une interview.

Le Matinal : Quelle est la situation actuellement à Calavi

Le recteur : La situation est relativement calme désormais. Il y a un dispositif sécuritaire qui est mis en place. Nous souhaitons vivement que ce calme soit durable.

Combien de personnes ont été blessé lors des dernières manifestations ?

Il y a quand même un nombre important. Quand des vandales arrivent dans des salles de cours et qu’ils jettent des pierres et des tessons à leurs camarades, il y a plein d’étudiants qui sont blessés. Il y en a un certain nombre qui ne se donnent même pas la peine de porter plainte. Il y a une de nos collègues du service informatique qui a deux doigts cassés. Elle est à l’hôpital en ce moment. Il y a une autre jeune fille qui piqué une crise. Il y a eu de nombreux autres blessés qui ont été traité dans des centres de santé environnant. Voilà quelques cas que je peux citer. Au niveau des infrastructures, il y a eu des vitres cassées au niveau de l’agence Ecobank, il y a eu des portes brisées au niveau de l’amphi Houdégbé et d’autres amphis. Rien ne peut justifier cette envie de destruction. On peut ne pas être d’accord, avoir des points de vue différents mais nous sommes des humains, des acteurs d’une institution universitaire et notre arme essentielle doit être le dialogue, la réflexion.

Que faite vous pour un apaisement de la tension ?

Quelque soient les difficultés, il faut que les différentes parties échangent même si toutes les questions qui sont posées ne relèvent pas de nos attributions. Nous sommes en contact avec les étudiants pour  que tout ce qui concerne le rectorat soit réglé. Le point sur lequel nous insistons, c’est que quelque soit les revendications, qu’on évite toujours la violence. Il faut éviter tout acte qui porte atteinte à la personne humaine et aux infrastructures. Nous faisons tout ce que nous pouvons en interaction avec les étudiants et leurs différents représentants pour qu’on n’arrive pas aux comportements extrêmes dans l’environnement universitaire.

Que réclament les étudiants au niveau du rectorat ?

Leurs revendications sont moins concentrées actuellement au niveau du rectorat. Ils posent les nouvelles conditions d’attribution des bourses par exemple. Il y a d’autres plaintes. Je voudrais faire référence au fameux dossier qui s’intitule les faux frais, des actes qui requièrent des frais mais ils estiment qu’il y a des rançonnements. Il faut identifier les acteurs de ces rançonnements. Des enquêtes seront faites et les sanctions tomberont.

Aviez-vous déjà discuté tout récemment avec les étudiants ?

La semaine dernière, on devrait se voir pour échanger mais ils ont préféré faire un sit-in. On les a écoutés et on a pris acte de leurs motions. Des doléances transmises aussi à l’autorité de tutelle. On reste toujours disponible.

Les compositions vont redémarrer quand sur le campus ?

Nous projetons organiser un certain nombre d’évaluation pour cette fin de semaine. Nous souhaitons que tout se déroule normalement.

Propos recueillis par Claudine Vodounon