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violLe 6ème dossier inscrit au rôle de cette première session de la cour d’assise d’Abomey a été vidé le  mardi 22 mai 2018. Il s’agit d’une tentative de viol sur une mineure de 6 ans Inculpé pour ce chef d’accusation, Bonaventure Djossou a été condamné par la Cour d’Appolinaire Dassi à 7 ans de travaux forcés.

Bonaventure Djossou, la trentaine environ, a bien voulu assouvir son envie sexuelle avec une fillette de 06ans. Bien qu’il n’est pas allé au bout de ses intensions, la justice ne lui a pas fait de cadeau.  En effet, les faits de viol mis à la charge de Bonaventure Djossou  remontent à septembre 2014 à Vèhou, un quartier de ville de l’arrondissement de Sodohomè dans la Commune de Bohicon. Alors qu’il  s’était rendu au domicile du sieur  Casimir Dovonou, Bonaventure Djossou  a profité de l’absence de son ami et de l’inattention de sa femme R. H. pour tenter d’abuser d’une innocente de 6ans  en la traînant derrière la concession. Crédité d’une bonne moralité,  il n’était pas  dans un état de démence au moment des faits. Le bulletin n°1  de son casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation antérieure. Pourtant, interpelé sur son acte, l’inculpé a nié les faits devant l’officier de police judiciaire. Mais au cours des autres étapes de la procédure, il a avoué son forfait. Cela n’a pu empêcher la cour de déclarer  le huis-clos des débats. Dans ses réquisitions, le Ministère public représenté par Eric Fidématin, a disqualifié les faits  de viol en tentative de viol et demandé à la cour de condamner l’accusé à 10 ans de travaux forcés. Le conseil de l’accusé Me Max Ahouèkè, plaidé l’acquittement de son client au bénéfice de  doute avant de demander à la cour  de le condamner,  au pire des cas, au temps passé en  détention.  La cour,  dans sa délibération, a déclaré coupable Bonaventure Djossou de tentative de viol sur mineure et l’a condamné à 07 ans de travaux forcés.  L’accusé retourne en prison pour y passer 03 ans 04 mois. Il est contraint également de verser à la partie civile la somme de  450.000F Cfa pour réparation du préjudice causé à la victime. Rappelons que  la cour présidée par Appolinaire Dassi, à respectivement pour assesseurs, Alou Bani Démon et Justin Agassounon. Le Ministère public est représentant par Eric Fidématin. La greffe est tenue par Robert Houngbadji. Me Raphaël Ganih a assuré la défense de la partie civile et Me Max Ahouèkè celle de l’accusé.

 Z. T.

(Br Zou-Collines)