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Le Dg Anatt a présenté le bilan de ses actions

Le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt),  Thomas Agbéva était, dimanche 30 avril 2017, sur la radio Océan Fm. Installé depuis 10 mois, à la tête de l’institution, il a fait le point des réformes engagées depuis sa prise de fonction.

Pour Thomas Agbéva, les réformes engagées par l’Anatt et qui sont à l’actif du régime du Nouveau départ sont multiples et varient en fonction des prestations. Pour ce qui est de l’immatriculation, la première réforme opérée est la simplification de la procédure d’immatriculation des véhicules des corps diplomatiques et assimilés du Bénin. « En termes de délai avant notre arrivée, en moyenne l’immatriculation se fait au bout de 6 mois. A la date d’aujourd’hui, la procédure a été simplifiée, les goulots d’étranglement en termes de retard ont été corrigés et en moins de 72 heures aujourd’hui, nous arrivons à immatriculer les véhicules des corps diplomatiques et assimilés en République du Bénin », a-t-il justifié. Le même service est offert aux usagers béninois pour l’immatriculation des véhicules à quatre roues. L’immatriculation des véhicules à deux roues n’est pas du reste. Thomas Agbéva a montré que l’arsenal juridique en vigueur n’était pas respecté. Cependant, depuis son arrivée à l’Anatt, il a décidé de mettre en place un nouveau mécanisme d’immatriculation des motos. Ce qui a permis de séparer par exemple la cellule informatique du traitement des dossiers des véhicules à deux roues de celle des quatre roues. « Cela a fait que les dossiers que nous sommes venus retrouver ont été traités. Nous avons organisé la campagne foraine de collecte de dossiers. Nous avons démarré cette campagne courant décembre 2016 et à la date d’aujourd’hui, nous avons couvert 66 communes sur les 77. Il reste 11 communes. Les semaines à venir, nous allons couvrir le reste », a-t-il indiqué.

Immatriculation des motos dès l’achat :la nouvelle donne

Parlant toujours des réformes phares, pour ce qui concerne l’immatriculation des véhicules à deux roues, Thomas Agbéva a levé un coin de voile sur les innovations en cours. « On veut aller au-delà. On veut véritablement arrêter cette saignée qui consiste à immatriculer les véhicules à deux roues en aval alors qu’en amont le problème pourrait être réglé », a-t-il déclaré. A l’en croire, les textes juridiques qui encadrent le processus seront finalisés d’ici deux semaines  pour que déjà en amont l’immatriculation des motos se fasse par les importateurs de sorte qu’à l’achat de la moto, l’usager n’aura plus besoin de se rapprocher de l’Anatt.

Il a cependant déploré le faible engouement des usagers de Cotonou lors de la campagne foraine pour la fixation de la plaque. « J’ai déployé mes équipes au niveau du 3e, 10e ,12e  et 13e  arrondissements pour la fixation des plaques y compris l’arrondissement de Godomey. Je peux vous dire que depuis trois semaines, nous n’avons pas encore fixé la moitié des plaques », a-t-il certifié avant d’exhorter les intéressés à parer au plus pressé avant le démarrage de la phase répressive prévue pour bientôt. « Il ne faut pas que les gens se contentent du papier qu’on leur a donné parce que l’immatriculation se matérialise par la fixation de la plaque et la mise à disposition de l’usager de la carte grise. Il y a un délai. Ceux qui sont encore à la traine, d’ici là, la répression va commencer. Ce sera une répression sans merci », a-t-il conclu.

Léonce Adjévi