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De gauche à droite, Oswald Padonou, Patrice Talon, Tinko Weibezahl et Walter Von den Drieschet

Suite à l’audience que lui a accordée le président de la République, le 20 octobre 2016, TinkoWeibezahl, Directeur du programme pour le dialogue sur la sécurité en Afrique subsaharienne (Sipodi) de la Fondation Konrad Adenauer, étale à votre journal quelques points abordés avec le Chef de l’Etat ainsi que les perspectives qui se dégagent de cet entretien élargi à l’Ambassadeur d’Allemagne, Walter Von den Drieschet, aux Ministres en charge des affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, de la Sécurité, Sacca Lafia, et au Chargé de programme de la Fondation, Oswald Padonou.

Le Matinal : Monsieur le Représentant de la Fondation Konrad Adenauer ! Quel était le but de votre rencontre avec le Chef de l’Etat ?

 TinkoWeibezahl : Je vous remercie de l’opportunité que vous me donnez de rendre compte, une nouvelle fois, au public béninois, de l’audience que nous a accordée, le Président de la République, que je voudrais remercier pour avoir manifesté de l’intérêt pour notre travail. Le but de l’audience était justement d’aller présenter le programme au président, d’expliquer ce que nous faisons au Bénin et dans la sous-région et de recueillir ses orientations, ses attentes sur l’accompagnement que nous offrons spécifiquement aux forces de défense et de sécurité.

 Justement, que fait particulièrement  la Fondation Konrad Adenauer dans le domaine de la sécurité en Afrique et au Bénin ?

 Nous faisons beaucoup de choses. D’abord, nous nous investissons dans l’éducation civique dans les casernes où nous renforçons les capacités des policiers, gendarmes et militaires sur leurs connaissances du rôle de l’Armée dans une société démocratique. Nous insistons aussi sur la façon dont ils doivent être des garants de l’Etat de droit dans l’exercice de leurs missions de protection de la population et des institutions, de défense de l’intégrité du territoire national et de contribution à la résolution des crises et au maintien de la paix et de la sécurité internationale.

Nous offrons aussi un cadre de dialogue entre les différentes institutions nationales et internationales qui interviennent dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de sécurité afin qu’elles soient les plus consensuelles possibles.

 Quelles sont les conclusions auxquelles vous êtes parvenues à l’issue de l’audience avec le Président de la République ?

 Le président a une haute appréciation du travail que nous faisons. C’est une marque de reconnaissance certes, mais aussi une grande responsabilité que génère pour nous cette marque de confiance. Il nous a donc encouragé à poursuivre ce que nous faisons, à intensifier notre coopération avec les institutions et la société civile béninoise.

Plus spécifiquement, il a souhaité que nous nous tenions disponibles pour appuyer les réformes qui s’annoncent au Bénin dans les secteurs de la défense et de la sécurité pour mieux adapter les forces armées et de sécurité béninoises aux enjeux actuels et à venir et faire d’elles des institutions modernes au service des populations et de l’Etat.

 Un dernier mot pour clore cet entretien ?

 Je renouvèle ma gratitude au président Patrice Talon et à l’ensemble de son gouvernement et je réitère l’engagement de la Fondation Konrad Adenauer, mais aussi celle de la République fédérale d’Allemagne à accroître notre appui dans le secteur de la sécurité en Afrique subsaharienne comme l’a d’ailleurs précisé la Chancelière, Angela Merkel, lors de sa récente tournée africaine.

 Propos recueillis par Serge Adanlao