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top-secret2017Le roi de la volaille recrute discrètement
 Plus d’un an après avoir échoué à l’élection présidentielle de 2016, le roi de la volaille au Bénin recrute discrètement dans les crosses écuries politiques pour reconstituer ses cellules de base ou les étoffer. Priorité est donnée au recrutement de proximité à partir des quartiers et des arrondissements en s’appuyant sur des leaders locaux. Des conseillers de quartier de ville et de village, des chefs quartier et de village, des conseillers communaux, des hommes et des femmes influents sont approchés par les émissaires de l’homme d’affaires, candidat malheureux à l’élection présidentielle d’il y a un an.  L’objectif, apprend-on, c’est de provoquer des départs au sein des cellules qui ont œuvré à l’arrivée du pouvoir en place, ceci au profit de la vague bleue, avec promesse d’argent et de positionnement idéal faite aux « personnes ciblées » dans le cadre  des prochaines élections locales et communales, de même que les deux autres échéances : les législatives et la présidentielle.  Cependant, les hommes de main du milliardaire ont dû mal à dompter les vrais pions.
 Un gouffre financier camouflé par le régime défunt
 C’était connu, mais pas de tous. Cela a surgi au grand jour à la face du monde avec les résultats des audits. Après la campagne cotonnière 2012-2013, qui se serait bien dénouée, celles qui ont suivi jusqu’en 2016, ont révélé un niveau d’endettement de plusieurs milliards de Fcfa auprès de nombreuses banques de la place. Avec l’Etat aux commandes,  de nombreux milliards ont été injectés dans la filière sous diverses formes sans parvenir à combler les attentes. Tout cela s’était soldé par plusieurs milliards de déficits à combler. En clair, la filière était la vache à lait des dirigeants au lieu d’être une culture de rente pour renflouer les caisses de l’Etat. De plus, la gouvernance administrative et financière était caractérisée par le népotisme, le clientélisme, la concussion, le délit d’initié. Certains travailleurs de la Sonapra l’avaient dénoncée. Les résultats des audits commandités par le gouvernement du Nouveau départ confirment ce qu’on entendait. Les auteurs  seront sans doute poursuivis.