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top-secret2017Reprise des travaux de lotissement en toute quiétude

Les opérations de lotissement ont repris leur droit de cité dans de nombreuses communes, ceci en dépit des mesures d’interdiction décrétées par le gouvernement du Nouveau départ. En octobre 2016, l’Exécutif béninois a décidé de réorganiser le foncier au Bénin dans le but de mettre un terme à la mafia foncière qui sévit avec la  complicité des pouvoirs publics, des élus locaux et des fonctionnaires de l’administration décentralisée. A cet effet, il a ordonné l’arrêt immédiat des travaux de lotissement dans tout le pays en attendant l’établissement d’un cadastre sous l’égide du Ministère du cadre de vie et du développement durable.  Mais force est de constater que certaines autorités locales n’ont plus attendu  ce document de base avant de relancer les opérations de lotissement, violant de façon flagrante les décisions du gouvernement. Aussi curieux que cela puisse paraître, la reprise de ces travaux a été précédée de cérémonie grand public, sans que les autorités locales ne soient rappelées à l’ordre par leur tutelle.

Le refus de certains syndicats de faire le jeu

Tout ça, pour ça ? C’est la question que beaucoup d’observateurs se sont posés à la suite de la marche peu suivie à Cotonou le 22 juin 2017, contre le régime en place. Organisée par le Fsp, elle a été appuyée par quelques leaders syndicaux et acteurs politiques qui se disent déçus de la gouvernance actuelle. D’abord interdite par le préfet, elle a été autorisée par le chef de l’Etat, contre qui la marche est dirigée. Mais vu la très faible mobilisation notée, on s’est demandé ce qui s’est passé. Avec un peu de temps, on en sait un peu plus. Selon nos informations, plusieurs organisations syndicales de base sollicitées ont repoussé l’invitation en accusant formellement les organisateurs d’être à la solde de certains politiciens hier aux affaires en intelligence  avec un candidat malheureux à la dernière élection présidentielle. Oui, pour la lutte syndicale, mais non à la manipulation, ont-elle répondu aux demandes exprimées à leur endroit. D’autres organisations ont conditionné leur participation à la marche : « d’accord pour descendre dans la rue, mais l’argent d’abord», ont-elle indiqué.