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Jean-Claude Houssou et le Dg Soneb étaient en tournée

Du 15 au 17 juin 2017, le ministre de l’Energie, de l’eau et des mines (Méem) a effectué une tournée dans les départements des Collines et du Borgou. Les projets et chantiers en cours ont été visités.

Le doute n’est plus être permis. D’ici l’horizon 2021, les populations du centre et du nord du Bénin ne devraient plus souffrir de pénurie d’eau potable. Et la descente du ministre de l’Energie, de l’eau et des mines (Méem) dans certaines localités de cette partie du pays a permis de se rendre compte des dispositions prises par le gouvernement du président Patrice Talon pour atteindre cet objectif : celui de l’accès universel à l’eau potable décrété par les Nations-Unies au plus tard en 2030. A chaque fois que le ministre Dona Jean-Claude Houssou a pris la parole, il a insisté sur l’échéance de 2021 que l’Etat béninois s’est donné. Soit 10 ans avant celle des Nations-Unies.En tout cas, les réalisations et projets visités dans les communes de Dassa et Glazoué (Collines), Tchaourou, Tchatchou et Parakou (Borgou) confirment bien cette volonté du Gouvernement du Nouveau départ à fournir l’eau potable aux populations. Les situations de Dassa et Parakou étant une illustration parfaite de cette volonté.En effet, la région des Collines est dans une zone hydrogéologique difficile. Et il n’est pas facile d’y trouver de l’eau potable, a tout le temps expliqué David Babalola, Directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb). Mais avec les grands projets lancés par le gouvernement, la fatalité est vaincue. Des forages à gros débits avec des équipements modernes sont construits et plusieurs sites pour la construction de nombreux châteaux d’eau sont identifiés, voire en voie de viabilisation pour leur effectivité. On note par exemple les sites d’implication de forages à Ayédérodans la commune deDassa, à Zongo dans la commune de Glazoué avec à chaque fois un château d’eau et une extension de 7 à 8 km pour desservir les populations environnantes.
En ce qui concerne Tchatchou, le problème d’eau potable se posait avec beaucoup d’acuité. Il y a quelques mois, une délégation de la commune est allée voir le ministre en charge de l’eau pour les besoins de la cause. Le chef de l’Etat, informé, a instruit ce dernier pour qu’une solution d’urgence soit trouvée. Avec le partenariat noué avec l’Ong koweitienne Direct Aid, un forage y a été construit. Mieux, Hamid Absoudi, son Représentant-résident, a promis un château avec un dispositif d’énergie solaire. Que ce soient les élus locaux, le représentant des jeunes ou celle des femmes, ils ont remercié le ministre Dona Jean-Claude Houssou et le président Patrice Talon pour cette promptitude. « Désormais, nous n’irons plus chercher l’eau au marigot très loin du village, et ne risquons plus de nous faire mordre par les serpents », a déclaré la représente des femmes.En fin de tournée, le ministre en charge de l’Eau a effectué une séance de travail avec le personnel de la direction régionale Borgou-Alibori de la Soneb. Il a félicité et surtout sensibilisé ces derniers pour les bonnes pratiques devant valoriser le travail qui s’y fait. Mieux, il a rassuré le personnel par rapport aux réformes indispensables pour la société.
 
Cell/Com Meem
 
Le cas de Tchaourou et Parakou
 A Tchaourou, la visite de la nouvelle station de pompage d’eau d’une capacité de plus de 400 m3/jour, contrairement à 250 m3 environ auparavant, est très édifiante. Soit une augmentation de 39 %. Dès lors, la mise en service est effectuée depuis trois mois avec une opération de 1100 kits de branchement à coût réduit (50 000 FCfa au lieu de 100 000FCfa) dont 100 kits pour les populations de Tchaourou. Par contre, Parakou est la plus grosse métropole du Nord-Bénin. Et depuis plusieurs mois, une atroce pénurie d’eau y sévit. Mais diligemment, en attendant la concrétisation du grand projet de plus de seize milliards FCfa pour Parakou et son agglomération, et financé conjointement par la Boad et la Soneb, un plan d’urgence exigé par le chef de l’Etat a été mis en route. Ainsi, le vieux barrage hydraulique d’Okpara est en voie de réhabilitation par le Génie militaire. Mieux, près de 30% de sa capacité est améliorée et cela permet d’aller de 6 millions de litres par jour à 9 millions de litres. Donc, pour le moment, le plan d’urgence est en marche et les 350.000 âmes qui y vivent peuvent pousser un ouf de soulagement. Satisfait de la reprise des travaux, le 1er adjoint au maire de Parakou, garde espoir pour la une résolution définitive du problème. David Babalola, le Directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin, dans ses explications, a insisté sur l’installation de trois turbines pour sécuriser la fourniture en matière d’énergie. Pour le ministre en charge de l’Eau, il s’agit d’un acte concret du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021). Car le gouvernement a décidé que les travaux se fassent une fois pour toutes et que le problème de pénurie soit résolu. Car, Parakou ne peut être alimentée que pas des eaux de surface. D’où la concrétisation du grand projet en question. Selon le Dg/Soneb, il démarre en août prochain et prend fin en décembre 2018.