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parlementLe passage des membres du gouvernement devant la commission budgétaire se poursuit au Palais des gouverneurs. Le vendredi 16 novembre 2018, ce fut le tour du ministre des enseignements maternel et primaire et son homologue des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. L’un après l’autre, ils ont été reçus par les membres de la commission budgétaire. Lire  les déclarations des deux ministres.

Salimane Karimou, Ministère des enseignements maternel et primaire : « Notre budget prévoit 114 milliards 51 millions 648 mille francs Cfa »

«…Notre budget prévoit un montant de 114 milliards 51 millions 648 mille francs Cfa contre 106 milliards 144 millions 804 mille en 2018, soit un taux d’accroissement de 5,45%. Ce budget prend en compte toutes les rubriques notamment celles liées aux dépenses du personnel, les dépenses en capital et les divers projets inscrits au Pip du Ministère. Ce projet de budget tient compte des différentes composantes du secteur de l’éducation. Dans la composante accès, rétention et équité dans l’éducation, nous avons beaucoup de projets qui vont contribuer à la construction des infrastructures scolaires. Nous sommes dans une logique d’améliorer de l’offre dans le système éducatif. Nous avons des projets qui prennent en compte l’amélioration de la qualité de l’éducation. Et c’est la préoccupation fondamentale du gouvernement et de nos partenaires techniques et financiers. Nous allons y consacrer d’énormes ressources et nous n’oublions pas le projet phare du gouvernement qui est l’extension des cantines scolaires. Qu’il vous souvienne, sur le budget 2018, le gouvernement a financé 1579 cantines scolaires dans nos écoles maternelles et primaires. Et pour le compte de l’année scolaire 2018-2019, nous connaissons une extension avec 1600 nouvelles écoles. Nous avons des projets avec l’Unesco et nous avons prévu dans le budget 2019, le fonds catalytique pour le compte du Bénin qui va être mis en place afin de mobiliser d’autres ressources qui nous aideront à améliorer l’offre éducative et à faire en sorte que l’éducation pour tous puisse devenir une réalité dans notre pays… »

 Mahougnon Kakpo, ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle : « Une diminution par rapport à 2018 d’environ 2 milliards de FCfa »

« …Je viens de présenter devant la représentation nationale le budget du Ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Ce budget d’un peu plus de 75 milliards de FCfa avec une diminution par rapport à 2018 d’environ 2 milliards de FCfa, est un budget des grandes réformes qui doivent intervenir dans ce sous-secteur de l’enseignement secondaire de la formation technique et professionnelle. Vous savez, au niveau de notre ministère, nous avons mis en chantier deux grandes réformes. Une réforme dans l’enseignement technique et la formation professionnelle parce que notre pays a reconnu depuis 1990, l’enseignement technique et la formation professionnelle comme étant la deuxième priorité de l’Etat après l’enseignement primaire. Mais cela n’a jamais été reconnu jusque-là. Or, l’enseignement technique et la formation professionnelle constituent le bras-armé pour lutter contre le chômage. Ce sous-secteur permet de former des ouvriers qualifiés, de la main-d’œuvre spécialisée pour les déverser sur le marché de l’emploi. Lorsque nous n’avons pas la formation des ouvriers spécialisés, nous ne pouvons pas répondre véritablement à la question du chômage. Par conséquent, le gouvernement a opté maintenant pour le développement de ce sous-secteur en mettant en place une stratégie qui va nous permettre de relancer ce sous-secteur. Donc, le budget de 2019 est orienté vers cette réforme. La deuxième réforme concerne l’enseignement secondaire général. En matière d’insuffisance  d’infrastructures scolaires, nous avons beaucoup de difficultés et  il faut que nous puissions réellement savoir que nous avons besoin de tel nombre de collèges à construire et que nous avons besoin de recruter tel nombre d’enseignants dans telle discipline et dans telle autre discipline. Nous devons élaborer notre carte scolaire et nous devons faire un diagnostic physique du nombre d’infrastructures scolaires dont nous disposons, du nombre d’enseignants dont nous disposons et maintenant de quoi avons-nous besoin à ce niveau. Le budget de 2019 fondamentalement est orienté également vers cette réforme essentielle. L’autre défi à relever au cours de l’année 2019, est d’avoir des enseignants qualifiés. Vous savez que dans notre sous-secteur la plupart des enseignants n’ont pas les qualifications requises pour pouvoir être devant nos élèves. Vous savez que le système de reversement n’a toujours pas fait du bien à notre sous-secteur ; ce qui fait que les enseignants qui n’ont pas les qualifications requises se retrouvent dans des disciplines données devant nos élèves avec pour conséquence, l’incapacité d’atteindre leur pleine performance dans ces conditions. Vous savez également que les programmes d’études ne sont toujours pas adaptés à ce que le marché demande et à ce que l’université offre. Par conséquent, nous devons orienter la formation vers une continuité à l’université. Notre budget fait face à cela… »

 Propos recueillis par Martin Aïhonnou

(Coll)