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justice 20186 trafiquants d’ivoires dont un roi passeront les 24 prochains mois derrière les barreaux. Pour leur implication dans une affaire de trafic d’ivoires, ils ont été condamnés lundi 23 juillet 2018 par le Tribunal de Ouidah.

La prison civile de Ouidah a de nouveaux pensionnaires. Il s’agit de 6 trafiquants d’ivoires dont le roi d’une localité du Bénin arrêtés le mercredi 6 décembre 2017 à Ouidah en flagrant délit de commercialisation de deux pointes d’ivoires d’éléphants. Ils ont été interpelés par la Police républicaine et les forestiers avec la collaboration technique du programme Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin). Lundi 23 juillet 2018, le Tribunal de première instance de Ouidah, les a condamnés à 24 mois de prison ferme. En plus de la peine privative de liberté, chacun d’eux doit payer 500 000 FCfa d’amendes et verser 10 000 000 FCfa de dommages-intérêts. Absents à l’audience, le juge a décerné un mandat d’arrêt contre les 6 criminels fauniques. Dans les prochains jours, les structures compétentes se mettront à leurs trousses pour qu’ils purgent leurs peines et payent les amendes et dommages-intérêts, conformément à la décision. Pour rappel, la détention et la commercialisation de l’ivoire d’éléphants sont punies par des conventions internationales (Convention Cites de 1973) et une loi spécifique au Bénin. Quiconque exerce cette activité est en infraction et doit répondre de ses actes. Il s’agit de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. L’article 154 de ladite loi punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts, indique l’article 166. Par cette décision, le Tribunal de première instance de Ouidah vient de renforcer la lutte que mène le gouvernement pour que les parcs du Bénin ne soient pas vidés de leur contenu. Cette sanction à l’endroit de cette tête couronnée et ses complices constitue un signal fort pour toutes les personnes physiques et morales qui doivent savoir que force doit rester à la loi et que la préservation de l’environnement et de la biodiversité profitent à tous les Béninois.

SA