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Oscar Hountondji revient sur le drame de Tori-Avamè

Le Secrétaire général de la mairie de Tori-Bossito, Oscar Hountondji, fait le bilan 1 an après le drame d’Avamè. C’est au cours d’une interview accordée à Océan Fm, qu’il annonce aussi qu’une messe sera dite en mémoire des victimes le vendredi 8 septembre 2017.

Océan Fm : Quel bilan peut-on faire, 1 an après le drame subvenu à Tori-Avamè ?
 Oscar Hountondji : De façon résumée, ce drame a causé trente-quatre décès, cent cinq brûlés. Il faut retenir aussi qu’après le drame, il y a une solidarité sans pareil de la part des institutions de l’Etat, des particuliers et même du Chef de l’Etat. Ils ont porté assistance à ces personnes. Et en plus, des dispositions ont été prises pour sécuriser le site, qui est entièrement clôturé. Et dans le cas de l’an un (1), nous avons prévu une messe d’action de grâce en mémoire des victimes le vendredi 08 septembre 2017 à côté du site. Juste après, on fera le point et tirer les leçons de ce drame.
 Quelle est la situation actuelle quant aux blessés ?
 A ce jour, nous n’avons plus de blessés dans les hôpitaux. Néanmoins, les cicatrices font état des chéloïdes, et le médecin chef a été instruit par le maire. Il est déjà allé consulter les blessés sur le terrain. Donc, le mercredi prochain, nous avons une séance ici à la mairie avec un dermatologue spécialiste qui viendra proposer à l’autorité ce qu’il y a lieu de faire pour ces chéloïdes qui les grattent et font parfois des plaies. Voilà un peu la situation, sinon on n’a plus de sinistrés à l’hôpital.
Donc, la prise en charge assurée ?
 Totalement par l’Etat.
 Et quel rôle la mairie a joué dans le processus ?
 La mairie a été à tous les niveaux dans la gestion du drame. Nous avons fait le tour des hôpitaux pour les soutiens morales et être aussi leur porte-voix auprès de l’Etat et des institutions pour leurs divers dons. On est resté aussi aux chevets des malades pour régler de petites factures.
 A combien peut-on chiffrer les différents dons reçus et comment vous les avez partagés ?
 Comme je vous l’avais dit, nous allons faire le bilan financier, matériel et moral le mercredi 06 septembre 2017. Mais ce qui a lieu de retenir, c’est qu’au lendemain du drame, un arrêté a été pris suite au conseil du préfet qui a installé un Comité de gestion du drame. Le Comité est habileté à répondre à certaines questions. Le maire a même spécialement prévu une réédition de comptes spéciale pour ce volet. En tout état de cause, il faut retenir que les dons sont symboliquement reçus par le maire et un compte est ouvert pour les dons financiers. Mais les vivres sont affectés directement aux sinistrés ou leurs représentants. Donc la mairie a joué simplement le rôle de facilitateur.
 Et il y n’a pas eu de discorde entre vous et les représentants des sinistrés ?
 Pas du tout ! Il n’y a eu aucun problème du fait que les vivres sont partagés devant tout le monde et même des fois devant les caméras.
 Quelle leçon on peut tirer de drame ?
 Nous, en tant que commune,  avons tirés les leçons qu’il faut. Et vous n’êtes pas sans savoir que suite à ça, le maire a pris un autre décret pour suspendre tout ce qui est incinération ou transformation et déversement des ordures dans la commune. Les structures de cette activité se sont rapprochées de nous et ont présenté leurs documents qui leur donnent l’autorisation qu’on a transmise au Ministère de l’environnement pour leur donner le ok pour exercer, parce que nous sommes dans un pays de droit. Suite à ce drame, l’Etat a pris ses responsabilités.  Et le propriétaire du site a été écouté plusieurs fois. Nous laissons la procédure judiciaire suivre son cours.
 Votre mot de la fin
 Je veux dire à la population qu’on peut être pauvre et rester digne, et travailler pour se sortir d’affaire. Il ne faut pas chercher le gain facile. Parfois c’est désavantageux.
 
Propos recueillis par Spéro Ahoussinou (Coll)