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Le jumelage des classes de différents niveaux crée un surpeuplement d’effectifs

Les questions d’indisponibilité de salles de classes, d’insuffisance d’enseignants qualifiés, d’absence des subventions (surtout avec les mesures de gratuité) sont pratiquement unanimes dans les collèges parcourus à Cotonou. La tradition  des salles volantes sont toujours d’actualité dans tous les collèges visités. Le Directeur départemental de l’enseignement secondaire est ferme sur le sujet. Ces difficultés sont un peu comme la ritournelle à l’orée de chaque année. La situation reste inchangée, mais ils arrivent toujours à s’en sortir en colmatant les brèches. A la question d’insuffisance d’enseignants titulaires, les enseignants vacataires et les volontaires essaient de combler le vide. A propos de la question d’insuffisance de salles de classes, les emplois du temps sont concoctés de manière à assurer une permanence au niveau des classes d’examen. Au niveau des classes intermédiaires, c’est le régime de salles volantes qui est instauré. Des années après, cette vieille tradition reste toujours d’actualité. La nouveauté cette fois-ci, ce sont les cours continus qui prennent en otage la pause habituelle de midi à 15 heures. « Dans les collèges publics, il est fréquent désormais de commencer les cours à partir de 13 heures et de terminer à 15 heures. La formule classique ancienne qui fait obligation de respecter la pause qui s’étale de midi à 15 heures n’est plus respectée dans les collèges publics. Ceci s’explique en partie par la question d’indisponibilité des salles de classes », affirme Jean-Claude Mèvo, enseignant vacataire. Le gouvernement annonce un recrutement massif d’enseignants pour couvrir le manque criard. C’est un effort louable, mais quand on sait le besoin sans cesse croissant dans ce domaine, on risque d’être pessimiste. L’école béninoise n’est pas encore au mieux de sa forme, mais poursuit la marche inexorable avec des résultats toujours perfectibles.

 Hospice Alladayè