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Unité retrouvée entre les acteurs du coton

L’or blanc retrouve son rythme.  Les acteurs s’organisent pour des performances record. Ils se sont retrouvés hier mardi 16 août 2016 au Novotel à Cotonou pour réfléchir sur les nouvelles formules de fusion.
La filière coton est sortie meurtrie de divisions interminables,  mais elle reprend de plus belle son souffle. La division qui régnait ainsi que les immixtions intempestives de l’Etat ont cédé place à une unité retrouvée au sein des acteurs. Producteurs, égreneurs et acteurs parallèles se donnent enfin la main pour renforcer la production de l’or blanc. Le fruit de cette entente retrouvée depuis le 6 avril est la nouvelle Association créée et qui regroupe l’ensemble des égreneurs disposant d’usines d’égrenage installées au Bénin. Ce creuset validé par les producteurs permettra de renforcer leur activité au sein de l’Association interprofessionnelle de coton (Aic). Il est plus que clair désormais que tous les acteurs de la chaîne de production de l’or blanc disposent d’une instance au sein de laquelle les expériences pourront être partagées en vue d’une contribution efficace au développement de la filière. D’avril à ce jour, le coton a retrouvé son plein régime. Pour le Secrétaire permanent (Sp) de l’Aic, Narcisse Djègui, les prévisions d’emblavure sont estimées à 350.000 ha (selon la direction des statistiques agricoles (Dsa) du Ministère de l’agriculture) et à 477.446 selon les estimations validées par les producteurs eux-mêmes. « Actuellement, les semis sont pratiquement terminés et, au regard des déclarations de semis, le niveau des emblavures au 10 août 2016 est de 421.336 ha, soit un accroissement de 20% par rapport  aux prévisions de la Dsa/Maep et un taux de réalisation de 88% par rapport aux prévisions validées par les producteurs ». Les acteurs du coton reprennent la filière avec des résultats à la hauteur des attentes. Pour  Narcisse Djègui, ces performances dépassent la moyenne des emblavures des quatre dernières campagnes estimées à 278.874 ha. « Les mesures parcellaires au Gps sont en cours et vont révéler le niveau réel des emblavures », a-t-il ajouté. Pour le président du Conseil national des égreneurs du coton, Eustache Kotingan, la politique d’union des acteurs au sein d’un même creuset est un vrai déclic pour le rayonnement du coton les prochaines années. Le président du Conseil national transitoire des producteurs du coton, Sabi Goni Naga Yô, s’est réjoui de l’initiative. Il a également exhorté à une prise en compte des désidératas des producteurs. « Aujourd’hui, les maillons les plus faibles sont les producteurs. Notre souhait est qu’il y ait un cadre permanent de dialogue entre les maillons forts que sont les acteurs et les maillons faibles que sont les producteurs. Quand la base se retrouve dans la politique mise en œuvre, tout va bien », a-t-il déclaré.

Hospice Alladayè