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uac-de-faceLes enseignants du supérieur en cessation de travail depuis le 25 janvier 2018 poursuivent leur mouvement. Ils revendiquent notamment le reclassement des enseignants promus au CAMES, Conseil Africain et Malagache pour l’enseignement supérieur. Ce qui paralyse les activités académiques sur le haut lieu du savoir.

C’est l’affluence des grands jours au campus d’Abomey-Calavi ce mardi 13 février 2018. Les amphithéâtres étaient grandement ouverts donnant l’impression que les cours ont repris mais c’était plutôt des échanges entre camarades étudiants. Certains étudiants venus pour leur évaluation de fin semestre ont dû rebrousser chemin. Le transport étudiant ne fonctionne pas. Même les réinscriptions sont perturbées.  « Je devrais composer ce matin mais ça n’a pas été le cas. En venant sur le campus je n’ai pas pu prendre également le bus toujours à cause des mouvements de grève. A l’Institut de Langue Arabe et de la Culture Islamique Ilaci, là ou on fait la validation des fiches de préinscription ne marche pas. On nous adit que la composition est reporté pour vendredi prochain » nous a confié Estelle, étudiante en troisième année de linguistique.   Ce sont les effets de la grève de 72 heures des enseignants du supérieur qui exigent notamment le reclassement des enseignants promus au CAMES, un dossier au sujet duquel les discussions ont démarré depuis mai 2016 avec l’autorité ministérielle, demeure sans suite selon Vincent Houndédako, secrétaire général du syndicat national de l’enseignement supérieur. La suite du mouvement sera connue demain à l’issue de l’assemblée générale de l’intersyndicale des enseignants du supérieur a fait savoir le secrétaire général du SNES. En dehors du mouvement de débrayage des enseignants, les étudiants sont aussi en grève, eux pour s’insurger contre le décret portant, nouvelles modalités d’attribution des allocations universitaires.

Marcus Koudjènoumè