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N'eut été la descente des soldats du feu, toute la faculté serait partie en fumée
N’eut été la descente des soldats du feu, toute la faculté serait partie en fumée

Le service scolarité de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) a pris feu tôt dans la matinée de ce samedi 27 décembre 2014. Des documents précieux ont été consumés. Pour le chef sécurité, il s’agit d’un incendie provoqué.

Qui a mis le feu au service scolarité de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) ? La réponse viendra après les enquêtes des services spécialisés qui seraient sur les pistes. Mais, ce qu’on retient du témoignage du chef sécurité interrogé, c’est qu’il y a eu un incendie provoqué. Il a fait une telle déclaration en s’appuyant sur le témoignage de l’agent de sécurité (un de leurs éléments) en fonction à cette heure de la journée. Ce dernier, selon le rapport qu’il lui a fait, a affirmé avoir identifié 3 individus dont 2 munis de machettes au niveau de la fenêtre du service de la scolarité. Aussitôt, les ayant aperçus, il a donné un coup de sifflet pour appeler du renfort. Mais, avant que ces collèges n’accourent, ces individus, selon le rapport qu’il a reçu, ont mis le feu au bâtiment et ont pris la poudre d’escampette. Il s’est mis à leur poursuite mais, derrière lui, la déflagration était déjà visible. Fallait-il continuer à les pourchasser ou éteindre le feu ? Après quelques secondes de réflexion, il s’est résigné à poursuivre les inconnus. Pendant ce temps, l’équipe de renfort est venue avec une dizaine de bouteilles d’extincteurs, mais n’avaient pas pu venir à bout du feu enragé. Les éléments du Groupement des sapeurs pompiers d’Abomey-Calavi sont venus quelques minutes après et ont réussi à maîtriser le feu au bout d’une demi-heure. « Là où il y a les archives, les papiers, tout a pris feu. Il y a un ordinateur, deux unités centrales, un onduleur et assez de papiers tels les relevés de note, les attestations, les pots de colles et autres fournitures devant servir aux examens. L’agent de sécurité les a vus courir. Il ne peut pas les identifier », a fait savoir le chef sécurité du bâtiment.

Le Bue rejette toute implication des étudiants

Les documents en l’espèce, ne concernent nullement les autorités. Il s’agit de relevés de notes et d’attestations. Beaucoup voient à travers cet incendie, des actes de vandalismes orchestrés par des étudiants mal intentionnés. Le président du Bureau d’union d’entités de la Faculté, Géraud Ogounkola, rejette en bloc cette thèse. Il a affirmé qu’aucun étudiant de la Faseg ne peut avoir une telle inspiration. Il pense que si c’était le cas, ils n’allaient pas venir composer. De toute façon, les enquêtes ouvertes par la Police permettront de situer les uns et les autres. L’autorité décanale, jointe dans la soirée d’hier semble marcher sur les œufs. Elle pense qu’il s’agit d’une information policière et qu’il est imprudent de s’y aventurer.

Le campus pourtant quadrillé

Avec les dernières échauffourées, il n’y a plus de jour où les éléments de la Police ne patrouillent sur le campus universitaire d’Abomey Calavi. Les endroits stratégiques ont été quadrillés. Le véhicule de patrouille de la Police nationale s’immobilise d’ailleurs aux encablures de la Faculté des sciences économiques et de gestion. On se demande ce qui s’est bien passé. La Police a-t-elle déjà plié bagage au moment de la survenue du crime ? Etait-elle juste là pour contenir les étudiants rebelles ou sécuriser le campus ? A défaut de contrer ces individus mal intentionnés, le souhait est qu’elle parvienne, tout au moins, à les appréhender.

 Hospice Alladayè

Déclaration du chef sécurité « L’agent les a vus courir »

Autour de 5h 45 mn, nous avions été alertés par le vigile qui est en charge de la surveillance du bâtiment de la scolarité du Faseg. Il nous a dit qu’il y a trois individus qu’il a aperçus au niveau de la fenêtre du bureau de la scolarité. Parmi eux, deux étaient munis de machettes. Avant qu’il ne donne l’alerte pour que ses amis qui sont au niveau du bâtiment B1000 ne viennent à son secours, ils ont mis le feu et pris la tangente. Il s’est mis à leur poursuite et, après, s’est dit qu’il faut revenir éteindre le feu. C’est ainsi qu’il est revenu et nous a fait appel. On est venu avec une dizaine de bouteilles d’extincteur sans pouvoir circonscrire le feu. Pendant ce temps, on a fait appel aux spécialistes du feu, c’est-à-dire les sapeurs pompiers qui sont arrivés pour nous aider. Au bout d’une demi heure, ils ont réussi à circonscrire totalement le feu. Le feu a consumé là où il y a les archives, les papiers. Il y a un ordinateur, deux unités centrales, un onduleur, les anciens relevés de notes, les attestations déjà remplies, les pots de colle et tout ce qui pourrait servir pour les compositions. Les individus étaient partis avant qu’on arrive. C’est ce que l’agent a dit que je relate. L’agent les a vus de dos courir. Il ne pouvait pas les reconnaître ».