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BiaouLe numéro 3 de l’émission « Inclufinance » est enregistré et disponible déjà sur les réseaux sociaux. Ce nouveau numéro s’est intéressé aux cartes prépayées et l’inclusion financière au Bénin. L’invité, Martin Biaou, consultant en monétique et paiement électronique, a estimé que le niveau d’utilisation des cartes prépayées au Bénin est encore faible.

Le secteur bancaire et financier connaît une profonde révolution ces dernières années. Une révolution qui s’effectue avec l’avènement de nouvelles méthodes de paiement. La preuve, on passe progressivement de l’espèce au téléphone mobile et la méthode novatrice sur le marché actuellement est la carte prépayée. Un moyen sûr et simple d’utilisation, mais les populations béninoises n’y accordent pas vraiment d’intérêt pour le moment. Pourtant, la carte prépayée, selon les explications de Martin Biaou qui, est émise par une banque ou un établissement agréé qui devrait permettre au détenteur de mener des opérations, faire par exemple des achats en ligne et chez un marchand. Malheureusement, le paiement en ligne n’existe pratiquement pas au Bénin et même dans la sous-région, et le paiement marchand est très peu développé, explique Martin Biaou. Ainsi, la carte prépayée sert beaucoup plus les gens qui voyagent ou les gens qui achètent sur internet. Elle permet à son détenteur de se déplacer sans avoir à garder sur lui beaucoup d’argent. C’est donc un moyen qui garantit aussi la sécurité à l’utilisateur selon l’invité. Cependant, pour Martin Biaou, cette nouvelle méthode de paiement a ses limites. Les détenteurs, par exemple, doivent faire face à la difficulté pour rechercher la carte. Le réseau bancaire n’étant pas très dense et étendu, certaines zones du pays ne sont pas bien servies comme les grandes villes. Impossible surtout de se servir de cette carte dans notre contexte pour faire ses achats au coin de la rue si ce n’est dans certains grands hôtels et restaurants. La carte prépayée conçue tout d’abord pour des gens qui n’ont pas de compte bancaire, devrait favoriser l’inclusion financière. Mais pour l’heure, cette mission-là n’est pas assumée. Cela révèle bien le travail qui doit se faire dans ce domaine.

 Derrick Cakpo (Coll)